Qu’est-ce qu’une S.A.E ? 

Une Structure Artificielle d’Escalade est un équipement sportif constitué d’une structure d’escalade construite à cet effet, présentant des caractéristiques de construction diverses, et conçue pour des objectifs d’utilisation variées en escalade et non réservée à une tranche d’âge particulière.

Il existe trois grands types de S.A.E :

  • La S.A.E avec points d’assurages : S.A.E comprenant des Points d’Assurage Individuel (PAI) ainsi que des relais. L’escalade s’y pratique encordé en binôme, en tête ou en moulinette.
  • La S.A.E sans points d’assurage, de type « bloc » ou pan : S.A.E qui peut être escaladée sans points d’assurage et qui comprend aussi l’espace de chute et la surface de réception. Cette structure permet l’escalade sans encordement, ni équipement spécifique.
  • Le couloir de vitesse : S.A.E normalisée et destinée aux compétitions de vitesse, suivant les règles définies par l’organisme mondial IFSC.

Source : escatech

Un peu d’histoire

Le sculpteur-architecte d'origine hongroise Pierre Szekely, décédé le 4 Avril 2001, était à l’origine de la première structure artificielle d’escalade en France "La Dame du Lac" située au bord du lac de Courcouronnes en région parisienne (Essonne).  Sculpture en béton haute de 15 mètres, il s’agit d’un astucieux mur d’escalade, avec ses abris, ses rampes et ses multiples prises. Inaugurée en 1975, cette structure d’escalade ne répond plus aux normes de sécurité actuelles.

Cependant, si "La Dame du Lac" fut la première structure en "dur", 20 ans plus tôt (le 3 et 4 septembre 1955 au bois de Vincennes), le G.A.P. (1ère section F.S.G.T.) créait la première structure artificielle d'escalade à la fête de l'Huma pour démonstration et essais des visiteurs.
Tradition que la F.S.G.T. a poursuivie en 1958.

Les complexes indoors se sont développés bien plus tard, permettant la pratique de l'escalade toute l'année.
Le premier d'entre eux, le Centre Européen d'Escalade (aujourd'hui "Roc & Résine"), situé dans le Val de Marne à Thiais a été ouvert en 1992. Cette structure unique à l'époque a donné la possibilité aux grimpeurs de se mesurer lors des premières compétitions internationales (Championnats d'Europe de 1996).

De nos jours, ces salles ont pris un large essor et leur développement ne cesse de croître. On compte aujourd'hui sur Paris plusieurs salles permettant aux parisiens de s'entraîner toute l'année. En province le phénomène est identique puisque beaucoup de grandes agglomérations possèdent une salle privée d'escalade ou une salle de pan.

A cela s'ajoutent les murs d'escalade municipaux gérés par des clubs locaux, qui offrent d'autres possibilités. Le choix est de plus en plus grand et ce pratiquement quelle que soit la région de France.

Source: grimporama

La SAE de l'ASPALA aujourd'hui

Située dans le gymnase du Lycée Descartes, la SAE compte 20 lignes et 80 voies allant du 4a au 7a, avec une hauteur au plus haut de 8 mètres.

Elle intègre deux dévers :

 -  un grand dévers d'environ 8,5 mètres de haut pour une avancée de 2,7 mètres, soit un développement d'environ 9 mètres.

 -  un petit dévers d'environ 7,5 mètres de haut pour une avancée de 1,3 mètres, soit un développement d'environ 7,6 mètres.

La SAE de l'ASPALA demain

Située dans le nouveau gymnase La Fontaine, notre future SAE sera de niveau national. Composée de 42 mètres linéaire, elle fera une hauteur de 13 mètres sur les 4/5ème, avoisinant les 17 mètres en son point culminant.

Elle comportera environ 45 lignes (équipées pour certaines d'entre elles de relais à mi-hauteur) et sera divisée en 5 zones :

  • une zone de vitesse,
  • une zone d’initiation,
  • une zone mixte,
  • une zone de dévers avec une avancée de 8 mètres,
  • un pan d’échauffement pour les compétitions installé dans une salle en mezzanine qui pourra également servir de bloc d’une hauteur de 3,5 mètres.