Les Dentelles nous vont si bien

A l’Aspala, on aime le beau caillou, les vins gorgés de soleil, et la grimpe tout en finesse… Alors pour les brutes épaisses que nous sommes, les Dentelles de Montmirail étaient la destination parfaite pour le week-end de la Toussaint : des vignes à perte de vue, et des lames de calcaire gris ciselé pour notre plus grand plaisir.

Sauf qu’à trois jours du départ, la pluie s’est décidée à tomber, sans faire dans… la dentelle.

Pas très rassurant d’arriver sous les trombes d’eau en se dirigeant tout droit vers Vaison-la-Romaine et ses tristement célèbres inondations des années 90…

Oubliée la grimpe, pour notre premier jour sur place, nous avons attendu que les Dentelles sèchent au soleil, et en avons profité pour faire un peu de tourisme à Avignon (et non « en Avignon » qui est un archaïsme datant du temps où Avignon était un Etat pontifical : https://www.projet-voltaire.fr/culture-generale/en-avignon-a-avignon/   fin de la parenthèse culturelle).

Visite du palais des Papes pour les plus désespérés, grimpe à la salle d’escalade locale pour les plus forcenés, et bowling pour les plus ….?  Certains ont préféré visiter les caves et boire pour oublier.

Heureusement, le soleil a repris le dessus les jours suivants, et les Aspaliens assoiffés de caillou ont pu s’en donner à cœur joie sur les dalles du Clapis. Une bonne entrée en matière pour retrouver les sensations et la pose de pieds.

Le lendemain était consacré à la grande voie, et chacun a pu trouver un projet adapté à ses ambitions, le tout sous un soleil revanchard.

Finalement, tout se déroulait à merveille. L’ambiance était au beau fixe, comme d’habitude Alex parlait la nuit, et le soir Sandrine essayait, en vain, de nous montrer les bonnes postures pour s’étirer le psoas et autres muscles inconnus au bataillon. Un détail a failli pourtant tout gâcher : le patron du restaurant de Lafare où nous mangions en demi-pension a clairement cherché à nous achever, avec des plats chaque jour plus copieux. Déjà le premier soir nous aurions pu nous douter de ses intentions, il nous a servi un rectangle de 20X20 cm de hachis parmentier de sanglier… Une brique impossible à terminer, même pour les estomacs les plus élastiques du groupe (le mien est pourtant bien entraîné).

Pour le dernier jour, direction un autre secteur de couennes, où nous pensions finir tranquille pour dépenser le peu de force qu’il nous restait. C’était sans compter sur un groupe d’une vingtaine d’individus, armés jusqu’aux dents, qui n’avait comme seul objectif que de squatter toutes les voies faciles que nous avions dans le viseur. Les Aspaliens ont donc dû se rabattre sur des voies plus dures, et c’est ainsi que Vincent a réussi à enchaîner sa première 6a en tête en falaise ! A quelque chose malheur est bon dit l’adage.

Jérémie HARTMANN

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La Ligue Ile-de-France FFME… kezako ?

La Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME), à laquelle est affiliée l’ASPALA, est structurée sur l’ensemble du territoire français en s’appuyant sur des comités territoriaux (CT) représentant le niveau départemental et des Ligues qui représentent le niveau régional.

La Ligue Ile-de-France compte pour sa part 103 clubs et plus de 14 000 licenciés en 2018. C’est une région qui connait une croissance continue du nombre de ses licenciés depuis plus de dix ans (+39%). La Ligue Ile-de-France se situe ainsi à la 2ème place au sein de la Fédération.

La Ligue Ile-de-France forme les licenciés de la région dans toutes les activités fédérales (escalade, alpinisme, ski-alpinisme, canyonisme, etc.) ; elle organise les compétitions régionales d’escalade dans les différentes disciplines (bloc, diff, vitesse, combiné…) ; elle développe l’accès au haut niveau pour faire émerger nos futurs champions ; elle promeut le développement des structures artificielles d’escalade (SAE) dans la région ;elle assure la diversification des pratiques à destination des licenciés et des non licenciés…

La Ligue est une structure associative qui s’appuie sur une équipe de dirigeants bénévoles, sur une équipe de deux salariés, mais aussi sur des cadres bénévoles motivés qui ne comptent pas leur temps : des présidents de jurys et juges pour les compétitions, des instructeurs pour les formations, des initiateurs pour les stages montagne, des entraineurs pour le haut-niveau, etc.

Voici quelques-unes des actions emblématiques portées par la Ligue ces dernières années : mise à disposition des clubs et des collectivités d’un mur mobile d’escalade pour promouvoir notre sport ; organisation chaque année d’une vingtaine de stages pour tous les niveaux en alpinisme, ski-alpinisme, escalade en grandes voies, équipe régionale d’alpinisme (ERA) et équipe régionale féminine de montagnisme (ERFM) qui forment sur deux années les futur(e)s initiateur(e)s de la Ligue ; promotion de l’escalade à destination de tous les publics et durant tout l’été au Pavillon de l’Arsenal à Paris ; entrainement d’une Equipe régionale jeune escalade (ERJE) qui regroupe de jeunes grimpeurs franciliens talentueux, peut-être futurs champions nationaux ou internationaux…

Pour retrouver tous les informations sur la Ligue rendez-vous sur :

Pour s’inscrire aux stages montagne-escalade organisés par la Ligue, rendez-vous sur le site de la Fédé : https://www.ffme.fr/formation/ à la rubrique « stages montagne-escalade »

Thierry SERIN

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Facteur de chute et force de choc… kezako

Le facteur de chute est souvent utilisé pour quantifier la sévérité d’une chute en escalade. Le facteur de chute est simple à calculer : c’est le rapport entre la hauteur de chute et la longueur de corde. Il est compris entre 0 et 2 (maxi) en escalade. Plus le facteur augmente, plus la chute est sévère…

Facteur de chute = hauteur de chute / longueur de corde déployée

Exemples :

– je chute de 4 mètres après avoir grimpé 10 mètres => le facteur de chute est de 0,4 (soit 4 mètres divisé par 10 mètres). 0,4 est un facteur plutôt faible et donc la chute est peu sévère.

– je chute de 8 mètres, après avoir grimpé 40 mètres => le facteur de chute est de 0,2… c’est encore mieux et pourtant la hauteur de ma chute est deux fois plus importante que précédemment… tiens ? tiens ?

– par contre si je chute de 3 mètres après avoir grimpé 4 mètres (ce qui peut être le cas en début de voie), alors le facteur est de 0,75 et il est donc plus sévère (mais je vous rassure pas encore trop problématique pour votre intégrité physique).

CONCLUSION : en escalade, la sévérité de l’arrêt de la chute ne dépend pas de la hauteur de chute, car plus la corde est longue, plus sa capacité d’absorption est importante !!

NB : un facteur de chute de 2 (aux conséquences graves) ne peut se produire qu’en grande voie c’est-à-dire lorsque l’on peut potentiellement tomber en dessous du relais (cf. schéma de droite). Dans notre salle, je vous rassure, on ne peut physiquement jamais tomber plus bas que la hauteur qu’on déjà grimpé, donc le facteur ne peut jamais dépasser 1…

Autres conclusions à retenir:

– Lorsqu’on est longé à un relais en haut d’une voie,  il faut toujours rester en tension sur sa longe… car si votre longe fait 1 mètre de longueur et que vous grimpez de 80 cm au dessus du relais (par exemple pour placer une dégaine) et que vous tombez à ce moment-là (pas de bol !) alors le facteur de chute est de 1,6 !!  (1,6 mètres de chute pour un mètre de longe)… Je vous invite à regarder une vidéo réalisée par l’ENSA sur le sujet, c’est saisissant (=> https://www.youtube.com/watch?v=t0DCy5IERvQ)

– En via ferrata vous pouvez avoir des facteurs dépassant 4 (ex : chute de 4 mètres pour une longe de 1 mètre)… c’est pourquoi les longes de via ferrata disposent d’absorbeur de choc spéciaux… et c’est pourquoi la via ferrata est une pratique bien plus dangereuse que l’escalade contrairement à ce que l’on pourrait penser…

LA FORCE DE CHOC :

Là ça se complique et il vaut mieux être un peu matheux et physiciens… 😊

Lors de l’arrêt d’une chute, l’énergie de la chute est dissipée par l’allongement de la corde, le déplacement de l’assureur (et oui rappelez-vous !), le corps du grimpeur (moi je m’en rappelle bien !)… L’énergie est transmise sous forme de force à la chaîne d’assurage. C’est la force de choc. Pour le grimpeur, c’est l’impact perçu lors de l’arrêt de la chute.
On s’intéresse souvent à la force de choc transmise au grimpeur, à l’assureur et au point de renvoi. Cette valeur a l’avantage de faire intervenir tous les paramètres importants dans l’absorption d’énergie : allongement de la corde, déplacement de l’assureur, corps de l’assureur (et oui votre corps est mou et sert aussi à absorber l’énergie de la chute !), glissement de la corde dans l’appareil…

Abracadabra ! voici l’équation permettant de mesurer la force de choc (je vous rassure : on n’essaie jamais de calculer cette formule avant de se lancer dans une voie…) :

Tout ça pour dire que dynamiser (raisonnablement) la chute de son partenaire est important pour lui éviter de se faire mal en tombant ! 😊

Thierry SERIN

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Portrait d’un Aspalien !

Trésorier oui, mais grimpeur de longue date avant tout !

Non, Charles Desfrançois ne fait pas qu’encaisser vos cotisations et gérer au plus près les finances de l’Aspala, il cache surtout un long passé de grimpeur. Jugez plutôt :

Il débute l’escalade à 8 ans, emmenés par deux copains de classe dans la forêt de Fontainebleau, du côté de Bourron-Marlotte. Le rocher avant la résine, à l’époque la question ne se pose pas. Charles fait partie de cette espèce de plus en plus rare, celle des grimpeurs qui ont commencé l’escalade avant l’apparition des murs artificiels. Autant dire qu’il fallait être motivé pour aller tâter le caillou. A part le secteur de la Troche où Charles se rend en RER, il parcourt à chaque fois près de 40 kilomètres à vélo pour rejoindre des sites comme Chamarande ou Etréchy.

Avec les mythiques chaussons PA (Pierre Alain) de la marque française EB, il goûte aux joies des parcours de bloc tracés par les Bleausards. Charles fait aussi certaines rencontres surprenantes dans la forêt des Trois Pignons. Pendant les années 70-80, l’armée utilise régulièrement cette zone comme terrain d’entraînement, et lors d’une nuit de bivouac passée avec ses copains sur place, ils sont réveillés par un militaire qui se prend les pieds dans la tente. Un autre jour, c’est l’hélicoptère de l’armée qu’ils voient atterrir au beau milieu d’une plaine de sable. Le secteur du 95.2 est alors aussi connu pour ses blocs de grès que pour ses affrontements militaires !

Logiquement, c’est par la montagne que se poursuit son itinéraire de grimpeur. Comme souvent, l’escalade est d’abord une histoire d’amitié, et il découvre le massif des Ecrins grâce à des copains initiateurs au CAF (Club alpin français). De bons souvenirs, et quelques grosses frayeurs, comme cette voie dans les Bans où Charles, sur une vire inclinée tapissée de pierres instables, tente de faire un relais avec des sangles autour d’un gros rocher, qui faillit basculer dans le vide et tout emporter dans sa chute…

Visiblement curieux de tous les sports nature, notre trésorier grimpeur s’essaie aussi à la spéléo et surtout à la voile, qu’il pratique assidûment au point de devenir moniteur pendant plusieurs années sur l’île de Bréhat en Bretagne.

Sa première inscription à l’Aspala date de 1995. Charles et sa femme Aline sont les heureux parents d’une petite fille et n’ont plus autant de temps qu’avant pour organiser des sorties extérieures. Le club est alors composée de trois sections : escalade, spéléo, et canyoning, dont les deux dernières vont disparaître à leur arrivée. Qu’à cela ne tienne, notre couple avide de plein air se concentrera sur la pratique de la grimpe indoor. Qu’on ne s’y trompe pas, dans l’esprit de Charles, les murs artificiels ne représentent que des outils d’entraînement, conviviaux certes, mais loin des sensations procurées par la grimpe dans la nature. Il reconnaît néanmoins que la multiplication des salles d’escalade a permis de démocratiser ce sport, longtemps réservé aux jeunes adultes. Désormais, il constate avec plaisir que l’escalade est devenue une activité familiale, inter-générationnelle. La preuve : depuis l’année dernière l’Aspala ouvre ses portes aux enfants. La relève est assurée !

Jérémie HARTMANN

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Rentrée 2018 des Aspaliens

Démotivés par le mois de novembre ? Sa grisaille et ses jours qui raccourcissent ? Un seul remède : l’escalade (et les bretzels) pour garder la forme et la bonne humeur !
 
En tout cas, la rentrée 2018 a une nouvelle fois montré l’engouement que suscite la grimpe ces dernières années, avec une file d’attente impressionnante pour les inscriptions à l’ouverture du forum des associations. Il nous a même fallu distribuer des tickets pour gérer l’ordre d’arrivée des intéressé.e.s, et éviter une cohue digne des jours de sortie du dernier iPhone ! 
 
Résultat : le club affiche pas moins de 156 adhérents, nouveau record, dont presque 50 enfants !
Les cours adultes débutants affichent presque complet, ceux des jeunes aussi.
 
Plusieurs nouveaux créneaux ont été créés pour faire face à la demande concernant les enfants :
En plus du mardi et jeudi déjà en place l’année dernière, des cours jeunes sont aussi proposés le lundi, le vendredi soir, et depuis début novembre le mercredi après-midi sur le mur de l’US Metro.
 
Pour l’instant, nous devons encore patienter jusqu’à janvier minimum pour découvrir le nouveau mur du complexe sportif La Fontaine, mais nous espérons bien que cette rentrée au gymnase Descartes restera la dernière !
 
Bonne grimpe à tous !
 
Jérémie HARTMANN
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Au pot de la rentrée de l’Aspala, ya d’la joie

C’est désormais devenu un rituel. A chaque rentrée, nouveaux et anciens aspaliens se retrouvent autour d’un verre, au gymnase Descartes. L’occasion pour les premiers de connaître du monde dans le club où ils viennent de s’inscrire et, pour les seconds, de partager leur expérience et leur vécu de l’escalade.

Échanges d’expériences

Cette année, c’est le mercredi 17 octobre que le fameux événement a eu lieu. « Tu grimpes souvent en falaise, toi ? Moi ça me fait un peu peur », confie un débutant. « J’ai déjà fait de l’alpinisme, une fois, j’ai adoré. Alors là j’aimerais bien voir s’il y a des sorties organisées par les membres du club ! », lance un autre, plus téméraire.

Le buffet concocté par la commission animation et par les cuistos amateurs du club.

A chaque question, même les plus intimes, (« c’est quoi ta marque de chausson ? », « et tu mets quoi pour qu’ils ne sentent pas mauvais ? », « tu ne grimpes qu’en couple ? C’est plus facile aussi… »), chaque ancien tente de répondre avec sagesse et honnêteté. « Mais je t’assure, je grimpe sans avoir peur de chuter maintenant. Nan, en fait, je rigole c’est pas vrai ! ».

Des jeux et du pain

Mais la grimpe n’est pas le seul sujet de conversation de ce rendez-vous. La nourriture fait aussi l’objet de toutes les attentions. Sur ce terrain les questions fusent aussi, et les réponses sont plus ou moins avouables. « Devinez à quoi est ce gâteau ! » « Heu, y a des courgettes ? De la pâte d’amande ? De l’huile d’olive ? » « Nan » « Heu, j’arrive pas à savoir mais il est trop bon ! » « Il y a des pois cassés ! » (silence général, puis vive exclamations).

Les fameux gâteaux Halloween, qui en ont fait saliver plus d’un.

Au fil des heures, les fous rires successifs permettent de briser la glace, et rapprochent les individus. Puis, comme chaque année, on se quitte bien rassasiés. Quant aux autres questions qui nous trottent dans la tête, il faudra attendre la prochaine séance d’escalade pour pouvoir les poser.

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Chamonix, quand tu nous tiens !

Chamonix ! Des kilomètres de falaises de granit et de gneiss, le paradis de tous les fans d’escalade ! Une destination obligée pour nos Aspaliens, groupies de la grimpe. Et c’est une belle brochette qui a eu le plaisir et la chance d’aller tâter ce beau rocher : Yonathan, Stéphane, Sébastien, Vincent, Kevin, Long, Gilles et Magali. Ce super séjour Chamoniard a été organisé et géré avec brio par Benoit aidé de Thierry, un binôme d’encadrants au top !

Et comme chaque fois à l’Aspala, l’histoire de débute de la même manière :

« Il était une fois au parking de la Croix de Berny… » dix Aspaliens parés à partir vers une nouvelle aventure de grimpe ! Après quelles heures de route, les voilà enfin arrivés au gîte de Tupilak les Méandres aux Houches. A peine le temps de chausser des crocs les voici attablés pour déguster une délicieuse crouziflette. Le ton est donné ! Pour faire honneur chaque soir aux bons plats du gîte, va falloir se donner à fond la journée !

Vendredi matin, après une nuit pluvieuse, la journée s’annonce brumeuse mais rien ne peut venir entacher la motivation de nos grimpeurs ! Les yeux encore tout ensommeillés et pétillants d’excitation, direction le télécabine de Planpraz pour rejoindre le clocher de Planpraz à plus de 2000 m d’altitude.

Le groupe se scinde en deux pour arpenter d’un côté la voie Cocher-Cochon et de l’autre celle de Label Virginie. Deux magnifiques voies typées montagne en 9 longueurs qui se rejoignent sur le vertigineux sommet du Clocher. Chacun prend plaisir à grimper, la tête dans la brume et des étoiles plein les yeux. Il est temps de redescendre au pas de course pour ne pas manquer la dernière benne. Ouf ! Pas besoin de descendre à pieds, tant mieux car les jambes tirent un peu quand même.

   

Direction Chamonix pour aller trinquer à cette belle première journée. L’occasion pour chacun de parler de ses sensations de grimpe et d’imaginer déjà la prochaine voie à gravir. Retour au gîte où les plats de lasagnes sont engloutis arrosés de breuvages qui apportent une jolie couleur rosée aux joues de nos grimpeurs. Il est temps d’aller se coucher pour recharger les batteries !

Samedi : c’est une belle journée ensoleillée qui s’annonce ! Nos grimpeurs ont la pêche malgré quelques tiraillements musculaires. Après un bon petit-déjeuner, c’est parti pour les Chéserys à proximité du Col des Montets, suite de belles dalles en gneiss sous les Aiguilles Rouges. Après une belle marche sur 500m de dénivelé, nos Aspaliens sont réchauffés et bien en jambes pour se lancer dans les voies.

L’arrivée aux pieds des dalles offre un paysage à couper le souffle ! Difficile de décrocher les yeux de la vue magnifique sur le massif du Mont Blanc ! Ces falaises hautes de 150m en moyenne sont sillonnées de longues voies ne faisant pas plus de 5 longueurs. Juste ce qu’il faut pour en enchainer deux dans la journée.

            

Plusieurs cordées se forment et partent explorer ce grand terrain de jeu: la voie bleue avec son superbe dièdre qui nécessite de beaux placements de pieds, la voie jaune avec ses pas durs en dalle, la voie de l’EMHM avec une de ses longueurs bien gazeuse et enfin la voie Dune avec ses pas bien techniques et sa dernière longueur en 6b.

Après plusieurs descentes en rappel, les pieds rejoignent la terre ferme, il est temps pour nos grimpeurs d’amorcer la descente du sentier pour arriver à l’heure au souper.

Dimanche : dernier jour. Direction le secteur du Brévent. Après une marche bien énergique sur une piste de ski ascendante le groupe se sépare en deux.

Thierry, Vincent, Mag, Seb, Stéphane et Gilles attaquent la Crakoukass. La première longueur en 5c est assez raide avec deux pas bien techniques. Ça réveil ! Les autres longueurs suivantes s’enchainent bien jusqu’à la dernière en 6B qui nécessitera un peu plus d’huile de coude pour passer son Dülfer bien physique. Le deuxième groupe constitué de Benoit, Kevin, Yonathan et Long part arpenter la Somone, une belle voie avec ses longueurs en dalle, son dièdre/cheminée, sa fissure…bref, de quoi travailler toutes les techniques de grimpe. Nos grimpeurs amateurs sont maintenant bien rodés !

La journée se termine. ..Tout le monde se retrouve au pied de la télécabine, le sourire jusqu’aux oreilles. Le temps de faire une belle photo de groupe et il faut déjà partir.
Nos Aspaliens sont un peu tristes de quitter ces belles montagnes mais tellement fiers et heureux de ce séjour magnifique à Chamonix.

Encore un grand merci à Benoit et Thierry pour cette aventure magnifique !

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Ouverture des renouvellements d’adhésion

Tous sur vos ordis ! Nous déclarons ouverts les renouvellements d’adhésion !

Après la mauvaise nouvelle annoncée mi-juillet au sujet de la non disponibilité de notre nouvelle SAE  La Fontaine pour la rentrée (aléas de finition du bâtiment), il a fallu revoir toute notre copie pour l’organisation des cours et des créneaux de grimpe. Et en plein été, difficile d’avoir des réponses à nos questions… Mais toujours avec la positive attitude, nous avons réussi à construire un nouveau planning. Comme les autres années, les autonomes peuvent venir autant de fois qu’ils veulent sur les créneaux qui leurs sont dédiés. Un créneau supplémentaire pour les 12-15 ans (en niveau confirmé) a été créé ainsi qu’un cours pour les adolescents de 16 à 18 ans.
Souhaitant augmenter le nombre de cours pour les plus petits, nous attendons la proposition d’éventuels créneaux sur la structure de l’US métro à Antony pour ouvrir un ou deux cours pour les 6/7 ans.

Le renouvellement des adhésions est prioritaire jusqu’au jour du forum pour les adhérents en 2017/2018 ainsi que les enfants d’Aspaliens. Attention, passée cette date, plus de priorité !

Donc ne tardez pas ! D’autant plus que la réinscription est simple et rapide ! Il suffit de :

  • Complétez et téléchargez le bulletin d’adhésion
  • Envoyer le dossier complet à la secrétaire jusqu’au 8/9/18 (adresse transmise par mail). A partir du 9/9/18, le déposer au forum des associations ou directement au gymnase Descartes lors des séances de grimpe (sauf mercredi)
  • Fournir un certificat médical uniquement si votre certificat médical date de plus de 3 ans, vous envisagez de participer à des sorties en extérieur au-dessus de 2500 m (exemple : Chamonix) ou si vous avez répondu au moins un « oui » au questionnaire de santé.

Les nouvelles inscriptions pour les adultes et les enfants seront possibles à partir du jour du forum des associations d’Antony, le 9 septembre 2018 (modalités d’adhésion en ligne).

Note du bureau de l’association : l’accès à la nouvelle salle d’escalade du gymnase La Fontaine étant de nouveau retardé, nous resterons encore quelques mois dans la salle d’escalade au gymnase du Lycée Descartes; malgré cela, les tarifs d’adhésion ont été maintenus à hauteur de ce qui avait été voté en AG au début de l’année. En compensation, selon la date d’accès à la nouvelle structure, la prochaine assemblée générale statuera sur une réduction importante pour les renouvellements d’adhésion en 2019.

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Les jeunes à l’assaut des blocs Fontainebleau

 
Ils ont découvert l’escalade sur les prises en résine du mur de l’Aspala, il était urgent qu’ils découvrent les joies de la grimpe sur rocher naturel. C’est chose faite depuis ce premier dimanche de juin. 5 jeunes grimpeurs du club ont participé à la sortie organisée dans la forêt des Trois Pignons sur les rochers mythiques de Fontainebleau.
 

Pas de corde, de baudrier ni de mousqueton. Juste leurs chaussons, et le plaisir de résoudre les énigmes que leur proposaient les blocs en grès du secteur 91.1, particulièrement adapté aux enfants avec un circuit jaune et orange accessible et ludique.

 

Après un échauffement complet, les enfants ont appris à poser les pieds sur des prises parfois minuscules, à faire des adhérences, et à comprendre comment passer les difficultés en « lisant » les blocs.

 
Ils se sont confrontés à leur peur de tomber, même si les « crashpad » (ces tapis de réception en mousse) et des pareurs étaient là pour les rassurer.
 
 

 

Les jeunes se sont amusés à passer dans des tunnels naturels formés par le rocher, ou à sauter au-dessus du vide entre deux blocs. Emotions garanties pour ces Bleausards en herbe, qui ont  terminé la journée par une petite initiation à la slackline.

 
Mon petit doigt me dit qu’ils ont dû bien dormir en rentrant…
 

 
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Vieux Château, jeunesse éternelle

A l’Aspala, qui dit dit Pentecôte dit Vieux Château, qui dit Vieux Château dit Pentecôte. C’est comme ça. Une tradition immuable, vieille de 300 ans racontent les anciens du club, le soir au coin du feu, une étincelle dans les yeux.

Pour les nouveaux, ce pèlerinage annuel est presque un passage obligé pour être intronisé dans la grande confrérie du bretzel, une forme de bizutage un peu mystique en pays bourguignon.Et c’est vrai que cette édition 2018 a été à la hauteur de sa réputation : une quarantaine d’Aspalien.ne.s assoiffée de grimpe est partie pendant 3 jours à l’assaut de la falaise granitique de Vieux Château. Et quand on connaît notre discrétion légendaire, on imagine aisément la tête des autres grimpeurs venus se ressourcer dans ce petit coin de nature en nous voyant arriver avec notre douzaine de cordes et nos 120 dégaines… Ce havre de paix bucolique s’est vite transformé en camp de base bruyant. Tels des fourmis, nous avons méthodiquement ratissé la plupart des voies du secteur, de « l’Autoroute du sud » à la « Titi » jusqu’aux voies du fond en bord de rivière. D’ailleurs pour Philippe et Lucas, l’occasion était trop belle pour ne pas se baigner dans le Serein (on ne parle pas de Thierry bien sûr).

Mais la réputation sulfureuse de la sortie de Vieux Château est d’abord liée à ses soirées endiablées sur l’aire de camping de Montberthault : en voyant les tentes pousser comme des champignons dans l’herbe grasse des bords de Serein, on comprend que le club a ses habitudes ici. Et en moins de temps qu’il ne faut pour dire « relais vaché », le barbecue est lancé, les salades sont prêtes, le couvert est mis… et la bière coule à flots. Ici, le mot « sec ! » n’a pas la même signification qu’en escalade, et à chaque fois qu’on le prononce, des collègues bien intentionnés accourent pour remplir ton gobelet de breuvages magiques…
 
 
 
C’est aussi une sortie familiale, où les enfants gambadent au milieu des tentes, où les grands s’essayent à la slackline et au jeu de palet. Tout le monde a conscience qu’il faut beaucoup se dépenser pour justifier l’orgie de viande grillée qui va suivre. Des montagnes de côtes de porc sont englouties par nos bouches affamées, une pluie de chipolatas s’abat sur les deux grandes tables dressées sous le préau, et sont avalées par dizaine par les plus voraces. Certaines scènes trop violentes sont ici coupées pour épargner les âmes sensibles.
 
 
 
Dans la nuit sombre et fraîche, c’est l’heure où les grimpeurs enfilent leur doudoune, leur polaire, voire même leur couette pour certaines. C’est aussi l’heure où certains hommes se transforment en créatures hybrides, mi-bûcheron mi-cheval de trait, capables de raser un demi-hectare de végétation pour chauffer le corps et le coeur des noctambules.L’Aspalien.ne a de la ressource, et après une nuit réparatrice (c’est-à-dire humide dans un duvet trop fin à greloter jusqu’au matin), il garde le rythme pour une nouvelle journée de grimpe et de bonne humeur.
 
 
 
La dernière soirée à Vieux Château fera partie des grands crus comme seule la Bourgogne peut en produire : une flambée à faire pâlir nos anciens moniteurs de colonies de vacances, et un blind test endiablé où l’on découvrira qu’Urara se souvient parfaitement de Des’ree, Sophie & Fanny sont fan de Lauryn Hill, Magali N. maîtrise la Mano Negra sur le bout des doigts, et Emmanuelle a écouté Céline Dion en boucle pendant son adolescence.Pendant ce temps-là, Thierry, Lucas et Damien (leur nouvelle recrue inarrêtable), transformés en bêtes de somme, continuent de déboiser la forêt de Montberthault pour nourrir les flammes toujours plus hautes de notre brasier. Mais comment font-ils pour tenir ce rythme infernal me direz-vous ???! Grâce à une mixture secrète, savant mélange de merguez et de Ricard, que les Aspaliens se transmettent de génération en génération… Mais attention, les effets secondaires sont terribles : il arrive souvent qu’on se mette à chanter des comptines pour enfants et des joyeux anniversaire jusque tard dans la nuit, près des tentes…
 

 
Heureusement, tout est rentré dans l’ordre le lendemain, et la menace d’un orage a douché les espoirs des derniers courageux partis s’aventurer dans les ultimes voies du week-end. Tout le monde est rentré (sain) et sauf, ce qui constitue, en soi, une excellente nouvelle !Bravo à tou.te.s !
 
  
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