Sortie d’automne au Saou

Le week-end du 11 novembre, l’ASPALA organisait une sortie au Saou, dans la Drôme.

Cette sortie réunissait 6 grimpeurs de l’ASPALA et était encadrée par Thibault Paliès (organisateur) et Thierry Serin. Au programme 3 jours de grimpe et de partage, avec l’objectif grandes voies, pour ce long week-end quasiment estival !

Le vendredi matin, nous prenons la direction du gîte situé à quelques encâblures des falaises : une belle bâtisse ancienne rénovée et très fonctionnelle que nous découvrons dans le brouillard matinal (gîté équipé d’un beau piano en prime).

Une fois les affaires déposées et le matériel réparti, nous nous mettons en route à pied vers le premier site de couenne : Ceyte Ouest. Cette petite marche d’approche depuis le gîte nous permet d’apprécier les falaises sortant du brouillard… c’est magique! Sous une météo parfaite, le secteur bien équipé permet à tous de bien se mettre en jambe après avoir révisé les manips au pied des voies.



Après cette bonne session de grimpe, retour au gîte, à la frontale pour certains, pour lancer la préparation d’un repas aux couleurs du Mexique qui laisse ensuite place à une bonne nuit de repos.


Deuxième jour et nouveau programme : escalade en grande voie. Une fois les cordées composées, nous nous élançons dans le secteur de l’Aiguille de la tour. L’occasion pour les débutants d’apprendre et/ou perfectionner les manips au relai et le rappel dans des voies en 4/5 longueurs qui proposent une grimpe très variée (dièdre, cheminée, dalle).

Après ce plein de sensations, on termine par de la couenne avant de prendre la direction du restaurant d’une auberge pleine de charme et servant de délicieux plats.


L’estomac plein et une bonne nuit de sommeil plus tard, nous rejoignons le secteur Poupoune et le secteur Mur du Son pour un programme dédié à la grande voie pour les uns et couenne pour les autres. Encore une belle journée de grimpe, quoique cette fois les nuages et le vent nous ont rappelé qu’on était tout de même mi-novembre, mais aussi une bonne rando et recherche d’itinéraires pour le groupe parti en grande voie !

Avant le départ nous nous retrouvons autour d’un café/gouter sur la jolie place du village pour clôturer ce magnifique weekend d’escalade avec un groupe bien sympa !

Thibault et Thierry

Sortie fin août dans le Briançonnais : Durance mais pas du rance

Pour la troisième (et dernière ?) fois, nous avions choisi de revenir au même endroit dans le grand chalet de la Bergerie au-dessus de Puy-Saint-Vincent 1400, tant il est vrai que nous n’avions pas encore exploré toutes les possibilités de cette région de la vallée de la Durance.
Partis pour être dix, nous arrivâmes douze, après le malheureux désistement de Pauline et l’incrustation plus ou moins tardive de Marouane puis d’Alex et enfin de notre exceptionnelle ex-présidente Magali, que nous accueillîmes avec enthousiasme. Le noyau dur était constitué d’autres ‘anciens’, Mathilde, Franck, Jean-Marie, Aline, Jérémie et Charles et des ‘nouveaux’, Charlotte, Christian et le représentant transalpin et néanmoins septogradiste Stefano. Si globalement le niveau moyen d’escalade était plus relevé que les autres années, le niveau de bonne ambiance était toujours au top et le niveau des blagues d’Alex toujours égal, sans compter la ‘chouette’ histoire de hibou de Jérémie qui deviendra le fil rouge de cette semaine…
Le samedi vers 16h, nous retrouvions donc le grand chalet, sa vue imprenable sur le Pelvoux et la Tête d’Aval et Freddy pour nous accueillir et nous dégoter immédiatement un frigo supplémentaire pour caser toutes nos courses pour la semaine. Un A/R vespéral au col de la Pousterle, 300 m de dénivelé au-dessus, nous permettait de nous imprégner à nouveau de ce bijou des Ecrins, de constater que Christian était en forme et que le lieu attirait de plus en plus de candidats au bivouac sous les étoiles. Nous étions alors prêts pour le premier apéro d’une belle série et pour continuer à explorer les possibilités de sites d’escalade presque infinies de la région.

 

Dimanche : départ pour le Rocher Baron, accessible par une piste assez caillouteuse mais dans un très joli site ; belles dalles en quartzite avec des difficultés pour tous les goûts et le soleil toujours au rdv ; idéal pour remettre les doigts et les pieds dans le mouv ; et pour les plus aguerris, un second secteur en contrebas plus déversant mais à l’ombre l’après-midi. Les cordées s’organisent : Charlotte et Christian, Aline et Charles, Jean-Marie et Franck, Mathilde et Stefano, Mag et Alex et Marouane qui navigue entre ces deux dernières. Les équipes de repas du soir aussi qui rivaliseront dans la gastronomie pour nous faire reprendre des forces avec gourmandise.

 

Lundi : falaise de Puy Chalvin, calcaire, avec un secteur rééquipé récemment et une bonne partie des voies à l’ombre des pins ; on y avait donné rdv à Benjamin le bloqueur, participant de l’an dernier et qui travaillait pour la saison à Briançon, mais on y retrouve aussi toute une équipe de stéphanois déjà rencontrés l’an dernier sur un autre site ! Stefano, bien induit (volontairement ?) en erreur par Jérémie, attaque d’entrée de jeu par un 6a+ et nous joue une petite comedia del arte mais passe finalement sans problème.

 

Mardi : cap au sud vers les falaises de Saint Crépin (un choix peut-être pas optimal vu la chaleur et la faible altitude du lieu) où nous optons pour le secteur des lyonnais (pour ne pas y croiser à nouveau les stéphanois !) ; très joli secteur avec des cotations assez sévères mais de belles voies variées et une vue imprenable sur les planeurs de l’aérodrome voisin ; les ‘pros’ s’escriment sur un 7a, court mais retors, pendant que d’autres enchainent des voies plus modestes ; Franck, jusque-là mezzo voce, commence à bien donner dans une 5c athlétique.

 

Mercredi : c’est la journée de break multi-activités : pendant que Stefano et Marouane se prélassent au lit, nous démarrons par la via ferrata des gorges d’Ailefroide, en shuntant un groupe un peu nombreux et lent mais pour ensuite tenter d’y faire un chrono (au moins pour les plus rapides) ; jolis passages au-dessus du torrent, avec quelques dévers et des ponts de singe, et spot de pic-nic sympa.

 

Pour ceux qui n’ont pas peur ni de l’eau froide ni des glissades, ils enchainent avec le canyon de la pisse sur le torrent de l’Eychauda ; comme l’an dernier, nous avons rendez-vous avec Thomas (Maloya Canyon) qui, pour ce parcours un peu technique, s’est fait accompagner par Etienne (en fin de formation) ; pas mal d’eau bien fraiche et des dalles très glissantes qui obligeront nos moniteurs à nous installer deux ou trois tyroliennes pour nous écarter des cascades ; mais une exposition plein sud (soleil et vue) et de très beaux ressauts.

Les autres rejoignent les flemmards juste au-dessus à Ailefroide dans le secteur ‘Etoiles’. Là de belles dalles en granit et Stefano y poursuit son adaptation au vertige sur une petite vire de départ.

Jeudi : journée grandes voies à Ailefroide, pour un finish en beauté ; les cordées se sont élaborées la veille et chacune a choisi son secteur : Fissure pour Ch&Ch, Palavar pour M&A et M&M, la Poire pour F&Ch et JM&J. Aline et Stefano jouent leur joker et vont se faire une balade à la bosse de Clapouse dans l’espoir, récompensé, d’y surprendre quelques chamois, voire plus (nous y avions déjà vu des hermines). Comme toujours à Ailefroide, il fait bien frais le matin et souvent bien chaud dès que le soleil atteint la paroi, mais nous aurons de la chance avec quelques nuages d’après-midi qui nous éviteront de cuire sur le granit. Les uns et les autres enchainent entre 6 et 10 longueurs puis des rappels réservant comme souvent quelques aléas. A noter, à la Poire, quelques cris dont certaines cordées se demandent d’où ils proviennent (le yéti ?) mais ce n’est que Franck franchissant à sa manière un pas de 6a un peu retors. A noter également une arrivée concomitante au relai final de plusieurs vieilles barbes (79, 72, 67 et 62 pour moi, le benjamin !). Encore une bien belle journée comme on aimerait en vivre plus souvent !

 

Vendredi : c’est déjà le dernier jour et quatre d’entre nous optent pour une journée de récupération en allant faire une balade le long du glacier noir, pendant que les autres veulent encore bouffer du rocher. Les premiers partent un peu plus tôt et arrivent sans encombre (mais moyennant 3 €) au parking du pré de Mme Carle. Les seconds ne passeront pas : un pas-doué a réussi à coincer sa voiture sur la route étroite sous le chalet et, malgré (ou à cause ?) de l’aide des Aspaliens, sa voiture est vraiment bloquée et empêche tout passage. Pas possible de descendre avant le dépannage et, pour ne pas y passer la journée, le groupe monte donc aux rochers de Tournoux, juste au-dessus du col de la Pousterle. Ils y font quelques voies d’échauffement puis passent aux choses sérieuses dans quelques couennes teigneuses : résultat un beau 7a+ flash pour Alex, Mag, et Jérémie. Marouane et Stefano la grimpent en moulinette ; avant de se replier pour cause de belles averses. Pour les montagnards, randonnées très sympa mais assez impressionnante sur la crête de la moraine (heureusement que Stefano n’était pas là) pour déboucher aux balmes de François Blanc : un petit bout d’alpage au pied de la mythique face sud-est de la barre des Ecrins (plus de 1000 m) et avec un spectacle régulier d’avalanches de cailloux dans les couloirs venant de la barre ou de la face nord du pic Coolidge.

 

   

 

Bilan :

  • Encore un super-semaine associative et sportive d’activités de plein air et de loisirs (ASPALA ! ).
  • Où on prouve une fois de plus que l’apéro et la gastronomie sont compatibles avec l’activité sportive.
  • Où on prouve également que quand il y en a pour 10, il y en a pour 12, moyennant quelques aménagements et la faculté d’Alex de dormir dans tous les environnements.

Merci à tous les participants pour leur motivation, leur participation aux tâches communes et leur bonne humeur constantes. A l’an prochain donc (peut-être dans une autre belle région des Alpes).

Charles et Jérémie, sept-oct 2022.

(voir la galerie photos)

C’est la rentrée à l’Aspala !!!!

Pour bien commencer la saison, rien de tel qu’une sortie en falaise.
 
Johanne, Vincent, Sandra, Francis, Aude, Jonathan, Alain, Catherine, Antoine et Morgane se donnent rendez vous pour un week-end en Bourgogne aux Rochers du Parc (le Saussois).
 
Ces rochers offrent de nombreuses voies calcaires aux cotations du 4b au 8c, afin de ravir chacun des grimpeurs. Les débutants ont découvert dans une ambiance bienveillante l’environnement de la falaise, et les plus expérimentés ont profité de ces rochers pour s’amuser dans diverses cotations et se lancer des défis. Chacun y trouve son bonheur pendant ces deux journées de grimpe.
 

 
Mais, qui dit sortie à l’Aspala, ne s’arrête pas à la grimpe.
 
Quoi de mieux que de partager des pique-niques au bord de l’Yonne et d’improviser en équipe un barbecue, en plus de la soirée plancha prévue au camping.
Huummm, un repas copieux, bien mérité après les efforts de la journée. Chacun profite de ces moments de convivialité pour compter ses aventures et partager sa passion sur l’histoire de mythiques grimpeurs français.
 
Le week end se termine sous le soleil, avec une équipe comblée, prête à repartir pour de nouvelles sorties en falaise.
 

Stage falaise à Rémigny en Bourgogne

Samedi 18 juin, 10h00 du matin. Un soleil de plomb. Déjà 31 degrés au thermomètre. Collés à la paroi, cherchant l’ombre, six aventuriers évoluent le long de la falaise de Rémigny, en Bourgogne.

Le weekend, annoncé caniculaire par les médias, ne les dissuade en rien. Malgré la chaleur, les 3 cordées s’obstinent. Ils ont trouvé une enclave dans la falaise. La roche forme, à cet endroit, comme un U, bloquant les rayons du soleil…

La grande sortie ASPALA – Pentecôte 2022

Ce week-end de la Pentecôte (du 4 au 6/06/22) avait lieu la célèbre sortie annuelle de l’ASPALA .
2 ans que le club attendait ça! La faute au Covid… pas de “grosse” sortie organisée depuis 2019.
Cette fois-ci, le site choisi était Cormot en Bourgogne. Un site historique, on y grimpait déjà dans les années 30 et un style spécial, “cormosien” : un calcaire du jurassique moyen (oui, les dinosaures) aux plats arrondis redoutables pour les bras… de la hauteur (jusqu’à 38m pour 1 longueur), du vertical, des toits… et des points éloignés qui nous font bien travailler le mental.

Le comité d’organisation avait prévu un plan B car à J-5 on a failli tout annuler tellement la météo annonçait un temps… pourri, pluvieux, cataclysmique sur au moins 2 jours. Et puis, après de multiples danses du soleil, les dieux de la grimpe stoppaient les nuages et la sortie pouvait se dérouler (presque) normalement.
Après 3h de route, nous voilà tous arrivés au camping de Nolay. Rapidement, la vie du camp s’organise : montage des tentes, rangement des provisions et pic-nic. En attendant les dernier.e.s, un jeu de « tomate » s’improvise entre adultes, sous le regard incrédule des jeunes !

 

Après quelques fou-rires, nous redevenons des grimpeurs sérieux en nous dirigeant vers les falaises, où le soleil est au rendez-vous. Les secteurs Kim, J’maupoil ou Dame de Paris accueillent les Aspaliens qui se répartissent au pied des voies pour éviter les attroupements importants et gênants pour les autres grimpeurs (nous sommes 40 personnes).

Aspala escalade - Sortie en Bourgogne (Cormot)

 

Les voies nous offrent tout ce dont nous rêvions depuis le début de la pandémie : des parois avec des cotations variées allant de la grimpe plaisir à des voies représentant un réel défi pour les grimpeurs les plus aguerris.Aspala escalade - Sortie en Bourgogne (Cormot)
La séance de l’après-midi est parfaite. On retrouve avec joie les sensations en extérieur : découvrir les prises au fur et à mesure en passant ses mains sur le rocher, la vue sur la campagne environnante au relai, la concentration puis la joie de réussir à poser la dégaine suivante sur un passage exposé…
De retour au camping, rien de mieux qu’une bonne baignade au lac pour apaiser nos coups de soleil. On chahute dans l’eau pour se détendre et apaiser nos muscles endoloris.
Il est enfin l’heure de se restaurer. Pendant que certains prennent l’apéro, abreuvés par diverses potions magiques, d’autres sont déjà en train de faire cuire la viande, les patates, et les bananes au chocolat. Le barbecue du soir se passe dans une ambiance conviviale et familiale, qui n’est pas entamée par l’orage annoncé depuis la veille. Nous nous regroupons dans la salle commune du resto-snack du camping où un concert s’improvise grâce aux musiciens du club. Merci au gérant d’avoir laissé ses instruments de musique à disposition! Une soirée digne de l’ASPALA: improvisation, rires, challenges idiots, musique, blagues douteuses, chants… Il n’en faut pas plus pour lancer tout le monde sur un limbo et un challenge de la table ! Saluons la bienveillance des organisateurs qui se sont prêtés au jeu, jusqu’à plonger dans le lac avec la perdante du défi des fléchettes!
Le dimanche matin étant pluvieux, nous en profitons pour rattraper nos heures de sommeil, et nous arrivons tard en falaise, fatigué.e.s mais motivé.e.s (enfin sauf certains qui commencent par manger au pied des voies 😉 ). Cette fois nous nous concentrons sur les secteurs KimBatier ou Oestroplomb (ça ne s’invente pas). Un coin ombragé pour les assureurs mais au soleil pour les grimpeurs. Des voies de longueurs et de cotations différentes : de quoi ravir les grimpeurs.euses souhaitant profiter de la paroi avec des voies faciles, et ceux qui se sont challengés sur des 7 !

Aspala escalade - Sortie en Bourgogne (Cormot)
Multiactivité au camping avant le barbecue : foot, tennis, natation… quelle polyvalence les Aspaliens!
Le barbecue de ce 2ème soir est plus calme que celui de la veille. On a tout donné trop tôt, comme d’habitude, c’est ça le plaisir des retrouvailles! Tout le monde est trop concentré sur l’apéro… Mais ces pop-corns sucrés/salés aussi … Des brochettes à foison… Puis c’est un incroyable blind test depuis la voiture de notre D.E adoré qui s’organise, faisant danser nos Aspaliens.
Longues tables, bancs, feu de camp, viande au repas, chants, danses… Nous sommes les dignes successeurs des banquets Gaulois d’Astérix et Obélix. Mais les bardes ne sont pas ligotés chez nous.
Le dernier jour de grimpe est court, le réveil et le pliage des tentes sont difficiles mais toujours dans la bonne humeur. Il nous reste cependant assez de force pour faire quelques voies dans le secteur Bobby que nous n’avions pas exploré jusqu’à présent.
Chacun.e est fier.e de ses réussites du week-end : de sa première sortie, d’avoir su rester calme dans les passages difficiles, d’avoir fait un vol, d’être parti.e en tête, ou d’avoir enfin réussi cette voie annotée sur son topo !
Nous repartons de ce weekend rempli.e.s d’ondes positives! Et un grand merci à nos logisticiennes, d’une efficacité redoutable pour la bouffe et toutes les autres tâches qui nous ont permis de passer un weekend riche en émotions!

Vous avez raté ça ? Il reste des places pour la sortie du 18-19 juin !