Reprise des activités en salle

Bonjour à tous,

Nous venons tout juste de recevoir de la part de la FFME les consignes de reprise des activités en salle. Celle-ci va se faire en deux étapes :

A partir du mercredi 19 mai : reprise des cours jeunes selon le planning habituel, sans les adultes (affiché ci-dessous). Le couvre-feu étant décalé à 21H, il n’y a pas d’impact sur les cours en fin de journée (fin des cours à 20h).

A partir du mercredi 9 juin : reprise de tous les cours et séances (jeunes et ADULTES). Le couvre-feu étant repoussé à 23H, nous pourrons reprendre notre planning habituel avec une fin de séances/cours à 22H.

Les protocoles escalade ou activités en pleine nature seront mis à jour dans le courant de la semaine prochaine au regard du protocole sanitaire transmis par le ministère chargé des sports. Celui-ci devrait peu évoluer :

  • La distanciation entre personne s’élève toujours à 2 mètres.
  • Le lavage des mains régulier reste essentiel.
  • Le port du masque : obligatoire en salle ou équipement sportif de plein air pour toutes personnes dès 11 ans et fortement recommandé à partir de 6 ans. Pendant l’effort, les sportifs ne sont pas soumis à l’obligation du port du masque lorsque l’activité pratiquée ne le permet pas (activité intense en particulier) cependant le port d’un masque barrière sportif certifié AFNOR SPEC S70-001 est recommandé. Sauf lors d’entrainement de forte intensité, il est tout à fait possible de porter le masque lors de la pratique de l’escalade.Nous sommes ravis de tous vous retrouver sur notre beau mur !

Sportivement,

Magali, présidente de l’ASPALA

Fichier PDF à télécharger :

ASPALA – Planning Réouverture MAI 2021 – V1Jeunes

Retour sur la sortie ski de randonnée… et cascade de glace à Pralognan-la-Vanoise

Du 15 au 17 janvier dernier, un petit groupe de grimpeurs de l’ASPALA est parti en Vanoise, pour s’initier au ski de randonnée… mais aussi à la cascade de glace, ce qui n’était pas du tout prévu !

Cette sortie, encadrée par Thierry (initiateur alpinisme et ski-alpinisme de la FFME), réunissait Hélène, Nathalie, Johann et Sylvain. L’objectif initial était une découverte/initiation au ski de randonnée. Les conditions météo et nivologiques du moment ont transformé cette sortie en stage multiactivités hivernales ! Retour sur cette belle sortie d’hiver…

D’emblée, il faut préciser que cette sortie a été rendue possible grâce au financement accordé par la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade dans le cadre d’un appel à projet pour le développement de la « multiactivités » auquel l’ASPALA avait répondu en 2019. Grâce à cette aide, le club a pu investir pour acquérir le matériel nécessaire à ce type d’activité et notamment des kits DVA / PELLE / SONDE.
Au programme, il était prévu une première journée de découverte du ski de rando avec exercices de recherche et sauvetage de victimes en avalanche puis, le lendemain, une montée au refuge non gardé du Col de la Vanoise avec nuit en mode « glagla » dans le duvet et, pour finir, un sommet facile dans le secteur (pointe de la Réchasse ou pointe du Dard).
La neige était bien au rendez-vous ! et pour être servis nous avons été servis ! Le premier jour de cette sortie, le domaine skiable était en mode PIDA, c’est-à-dire « plan d’intervention de déclenchements des avalanches ». Il faut dire qu’il avait neigé toute la nuit et que les précipitations des jours précédents avaient déjà fait évoluer l’indice de risque avalanche à un niveau 4 (« risque fort »). Quand on sait que pour un risque de niveau 5 on doit rester tranquillement au chaud à la maison, alors le niveau 4 constitue finalement le plus haut niveau de risque avalanche quand on sort en montagne…
La prudence est donc de mise et nous avons décidé d’attendre sagement la fin du PIDA pour aller randonner. Cela tombait bien, puisque cette première matinée était consacrée aux exercices de recherche de victime en avalanche. S’exercer à la recherche de victime en avalanche est un préalable indispensable à toute sortie hors des pistes, que ce soit pour de la randonnée à ski ou pour du freeride.
Le matériel de recherche est un triptyque composé d’un Détecteur de Victimes d’Avalanche (le fameux DVA – et non l’ARVA qui est une marque de DVA…), d’une sonde et d’une pelle. Un ou deux éléments sans les deux autres ne sert strictement à rien… en effet, imaginons que vous parveniez à détecter votre pote victime d’une avalanche avec votre DVA mais que vous ne disposiez pas de pelle dans votre sac… alors votre pote sous la neige sera bien content(e) que vous l’ayez trouvé mais moins content d’apprendre que vous ne pourrez pas le(a) dégager de la neige !
Ce qui compte dans la recherche de victime d’avalanche c’est l’organisation, parce que l’organisation c’est de l’efficacité et l’efficacité c’est de la rapidité. Lors d’un accident d’avalanche, une victime dispose statistiquement de 80 à 90% de chance de survie si elle est dégagée dans un délai de 18 minutes… au bout de 35 minutes ses chances de survie tombent dramatiquement à 35%. Tout est dit : il faut aller vite et ne pas perdre de temps !
C’est pourquoi la première phase, c’est-à-dire la localisation de la victime avec le DVA puis la localisation précise avec la sonde, est cruciale et si importante. Il faut en effet prendre en compte le temps de pelletage qui n’est pas une mince affaire et qui peut durer longtemps si la victime est enfouie profondément ou si la neige est dure.Durant cette première matinée nous avons donc multiplié les exercices de localisation en cachant les DVA sous la neige et en prenant bien soin de brouiller les pistes… C’est un exercice ludique qui permet de se rendre compte à quel point il faut l’entrainer pour le maitriser. Pour corser l’affaire, nous sommes passés d’une recherche mono victime à une recherche multi victimes. Mine de rien ça fatigue bien !Ce préalable validé, nous décidons de retourner sur le domaine skiable de Pralo pour voir si le PIDA est terminé et aller se promener en montagne. Ouf !! C’est fini ! Même si les avalanches ont été déclenchées, le risque avalanche reste fort et nous décidons donc de randonner prudemment sur les pistes sécurisées. De toute façon, avec la fermeture des stations, le domaine skiable s’apparente à du « hors piste » et nous sommes bien seuls ce vendredi.Nous partons pour atteindre le secteur des Barmettes en haut de la station. « Peaux de phoque » aux skis, nous débutons notre balade tranquillement. La randonnée à ski produit un effort assez similaire à la randonnée à pied. Il faut avoir un rythme régulier.
Les virages dans les pentes raides s’effectuent en réalisant des « conversions amont ». Cela signifie donc d’avoir à réaliser un demi-tour face à la pente, avec la spatule du ski aval qui a tendance à vouloir se planter dans la neige et à déséquilibrer quand on est pas habitué… C’est une technique de base à maitriser pour l’enchainer naturellement.
Ce jour-là il neige toujours et il fait froid, nous sommes bien au mois de janvier !C’est quand même une belle journée de découverte, ou de redécouverte, pour Hélène, Nathalie, Johann et Sylvain.Après avoir effectué quelques centaines de mètres de dénivelée nous décidons de redescendre pour profiter (enfin) de cette neige de rêve. Mais il faut d’abord « dépeauter » !La descente est à la hauteur de nos espérances : magique ! Avec une neige bien profonde et légère… malheureusement trop rapide et en moins de 2 nous sommes déjà au pied de la station.Maintenant nous devons décider du programme du lendemain. L’option de repartir en randonnée sur les pistes avec un risque avalanche qui n’a pas diminué n’est pas super enthousiasmante…
Je propose aux stagiaires de les initier à la cascade de glace. Ça tombe bien ! J’avais anticipé le coup en ramenant deux paires de piolet-traction et des cordes et, autre hasard bien fait, il y a une superbe structure artificielle de glace non loin de Pralo…
Après un bon apéro, un bon repas et une bonne nuit de sommeil dans notre gîte confortable, nous partons pour Champagny-le-Haut où se situe la Tour de Glace, une superbe structure d’entrainement de cascade de glace et de « dry tooling » géré par la FFCAM (et oui ! il faut rendre à César ce qui est à César !). Cette structure fait une vingtaine de mètre, avec divers profils, et elle reproduit les conditions d’une cascade naturelle (c’est simplement de l’eau qui a gelé, nul produit additif rajouté !) mais sans l’engagement d’une cascade naturelle bien entendu !

Il fait très froid en cette matinée pourtant bien ensoleillée : -15°C au compteur ! Il va falloir faire de l’exercice pour se réchauffer !L’escalade en cascade de glace est très proche de l’escalade en falaise : il faut faire travailler au maximum ses pieds et ne pas trop serrer ses « pioches » pour éviter de se dauber les bras. Il faut donc essayer de parvenir à un maximum de fluidité et d’équilibre sans se crisper. Un autre principe essentiel est de ne pas (trop) buriner avec les piolets mais d’utiliser au maximum les aspérités de la glace pour effectuer des crochetages qui permettent de s’économiser.Les premiers essais ne sont pas faciles… il faut trouver ses marques. Nos 4 glaciéristes en herbe trouvent vite le rythme et enchainent de belles ascensions.

 

Ce jour-là nous avons l’immense chance d’assister à l’entrainement des frères LADEVANT, Louna et Tristan de leur prénom. C’est-à-dire la crème de l’élite mondiale de la cascade de glace en compétition… Tout simplement impressionnant et beau à voir ! Louna Ladevant n’est rien moins que vainqueur de la coupe du monde et champion d’Europe 2020 de la discipline, à l’âge de 19 ans seulement… et son frère fait régulièrement des podiums au niveau international. D’une humilité aussi haute que leur palmarès, les deux champions sont hyper abordables et c’est sympathiquement que nous avons pu échanger avec eux.

 

C’est donc sur cette journée parfaite que nous terminons cette superbe sortie qui nous a fait un bien fou… avec une grande hâte de pouvoir revenir en montagne au plus vite !

Un grand merci Hélène, Nathalie, Johann et Sylvain pour leur curiosité, leur grande écoute, leur attention constante et leur bonne humeur tout au long de cette sortie.

Thierry
Février 2021

Crédit photo : Thierry, Hélène, Nathalie, Johann et Sylvain pour l'ASPALA

Interview de Mickaël MAWEM – Qualifié aux JO de Tokyo épreuve d’escalade

Notre beau mur de l’ASPALA Antony Escalade accueillait en ce début février un entraînement de l’équipe de France militaire d’escalade, avec quelques pointures comme Manu Cornu ou Mickaël Mawem. A cette occasion, notre représentant français aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo s’est prêté au jeu des questions-réponses. Il nous explique sa stratégie de préparation pour ces JO, les premiers de l’histoire de l’escalade ! Un grand merci à lui pour sa disponibilité.

Renforcement physique à la maison. Exercices d’escalade

 

Vos coachs vous proposent ici 8 exercices de renforcement musculaire complet à réaliser à la maison.

Idéal pour se maintenir en forme en attendant la réouverture des salles d’escalade. Ce « circuit-training » comprends des pompes, de l’équilibre sur un pied, du gainage, des dips, des squats, des « mountain climber » et j’en passe. Chaque exercice est décliné en plusieurs degrés de difficulté selon votre niveau.

Bon entraînement à tous !

 

 

Des compétiteurs motivés et heureux !

La crise a laissé un petit temps à nos compétiteurs Aspaliens pour rêver et s’amuser lors de deux compétitions en ce début du mois d’octobre. L’occasion pour chacun de se challenger dans la joie et la bonne humeur.

Challenge Lamouret

Initialement prévue le week-end du 28 et 29 mars, l'Open régional de bloc vétéran "Challenge Lamouret" a pu être reporté le week-end du samedi 3 (microbes, poussins, benjamins, seniors, vétérans) et dimanche 4 octobre 2020 (minimes, cadets). Une compétition qui s'est déroulée à Saint-Fargeau-Ponthierry (77).

Cette épreuve d'escalade compte pour le classement national pour les catégories officielles. Elle comportait 20 blocs à essais illimités pour les jeunes et 10 blocs à essais limités pour les seniors/vétérans.

Malgré la fraicheur dans la salle, nos Aspaliens étaient super chauds et ont fait de belles performances ! Notre Team compétition a ramené deux médailles avec une première place pour Céleste chez les minimes et une deuxième place pour Magali chez les vétéranes. Félicitations les filles !

Et bravo également à :
- Minimes filles : Ariane (12ème), Lilou (21ème), Pauline (22ème), Enora (24ème)
- Minimes garçons : Guillaume (29ème)
- Seniors hommes : Nicolas H (16ème), Sébastien D (20ème), Christophe C (23ème),
- Vétérans hommes : Jérémie H (4ème), Rémi (8ème), Fabien T(10ème), Marouane (12ème)

Quelle fierté également d’avoir comme président de jury, une super Aspalienne, Charlotte Lemaire et comme juges, Christelle, Christian et Alexandre ! Merci pour votre investissement !

Nos tout petits Aspaliens ont quant à eux pu s’initier à la compétition. De belles poussées d’adrénaline tout en grimpant avec plaisir ! Bravo pour votre participation active !

Open régional de Massy

A peine quelques jours de repos, et déjà notre Team fût de nouveau en action lors de l’Open Régional du Combiné Escalade de Massy qui a eu lieu le samedi 10 octobre pour les minimes, seniors, vétérans et le dimanche 11 octobre pour les cadets/juniors.

Bloc, Vitesse et Difficulté étaient à l'honneur ! 22 blocs, 9 voies de difficultés (du 5c au 8+) et plus de 7h de grimpe ! Une vraie journée de grimpe à consommer sans modération !

Et nos Aspaliens ont encore brillé avec 3 podiums et 4 médailles :
- En difficulté : Magali 2ème chez les vétéranes (4ème au combiné)
- En bloc : Céleste 3ème chez les minimes (9ème au combiné)
- En vitesse : Jérémie 1er (9ème au combiné) et Fabien 2ème (11ème au combiné) chez les vétérans hommes.

Bravo également aux autres compétiteurs qui font un beau classement au combiné :

- Minimes : Enora (23ème), Guillaume (17ème), Sandro (19ème)
- Seniors : Christophe C (16ème), Luc (15ème), Sébastien D (13ème)
- Vétéran : Marouane (13ème)

Notre Team est en mode power action malgré peu d’entrainement à cause de la crise…Nous sommes fiers d’eux et nous souhaitons les remercier de porter avec autant de plaisir les couleurs de l’ASPALA !

 

 

Telle fille… Telle mère !

Souvent, ce sont les enfants qui suivent les traces de leurs parents. Le musicien Mathieu Chedid, le rugbyman Romain Ntamack, la comédienne Julie Depardieu… Les exemples de « fils ou filles de… » sont légions.
Dans la famille Lecamp, c’est un peu l’inverse. En tout cas, en ce qui concerne l’escalade. « Jamais, jamais » Christelle, la maman, n’aurait imaginé un jour devenir grimpeuse. Jusqu’à ce que ses deux enfants découvrent ce sport, et mordent immédiatement à l’hameçon : « nous adorons la randonnée, et un jour nous nous sommes retrouvés au pied d’une falaise dans les Alpes. Ça a donné envie à ma fille Céleste, et avec son père, ils sont allés faire une via ferrata, ça leur a bien plu ».

Dès la fin de leurs vacances, ils se rendent à Vertical Art, une salle de bloc située à Rungis. En ce mois d’août 2018, la salle n’est pas très fréquentée. Le patron, Laurent, a le temps de leur faire le tour du propriétaire et de leur donner tous les tuyaux pour bien commencer. « L’avantage du bloc, c’est qu’il n’y a pas de corde, pas de manip’ de sécurité à connaître, c’est plus facile d’être autonome pour les enfants ». C’est le déclic, le début d’une « passion dévorante » pour Céleste et son petit frère Clément, qui vont alors passer tous leurs mercredis après-midi, samedis et dimanches à s’user la peau des doigts sur les blocs de VA.
Christelle, en maman curieuse et intriguée, s’y essaye à son tour. Mais le vertige et la peur de tomber prennent d’abord le dessus.
L’été suivant, toute la famille s’envole direction la Thaïlande, réputée pour ses belles falaises au-dessus de la mer turquoise, avec la promesse d’y grimper quelques jours, histoire de se familiariser avec l’escalade en milieu naturel. Un bon prétexte aussi pour motiver Céleste et Clément à découvrir ce pays.
Au pied des parois, à l’autre bout du monde, leur mère tombe sous le charme de l’ambiance si particulière qui règne au sein de la communauté des grimpeurs : « j’ai beaucoup apprécié cet état d’esprit spécial, cette solidarité et cette convivialité qu’on retrouve aussi en randonnée ». Mais c’est aussi une frustration pour elle de devoir rester en bas en regardant les autres grimper.
La voilà donc décidée à s’inscrire en club, afin d’apprendre les techniques d’assurage, et grimper encordée : « c’est plus rassurant pour éviter les chutes, et ça me permettait d’être autonome, avec la perspective de pratiquer en famille ».
La famille Lecamp se rend alors à une journée portes ouvertes de l’Aspala, qui a l’avantage d’être située juste à côté de là où ils habitent. S’inscrire au club offre à leurs enfants une pratique complémentaire à celle du bloc.
Lors de ses premiers cours, Christelle se rend compte que la peur du vide n’est pas insurmontable : « je n’ai plus du tout la même appréhension qu’au début, pour la vaincre il faut s’y confronter régulièrement. Je ne suis pas encore à l’aise en tête, mais je suis de plus en plus audacieuse en moulinette ». « L’escalade est idéale pour se fixer des challenges, même à petit niveau on a envie de progresser pour atteindre la cotation supérieure. En plus, c’est un sport ludique et complet, qui permet de sculpter son corps sans que ce soit des mouvements répétitifs, c’est un super bénéfice secondaire ! » s’enthousiasme-t-elle.
Mais ce qui lui plaît le plus, c’est peut-être le lien social que produit cette activité : « c’est très facile d’échanger avec les autres grimpeurs. C’est un sport individuel, pourtant c’est aussi une pratique collective, qui abolit les âges et les différences. Le groupe s’entraide et s’encourage, le partage se fait spontanément ».
Enfants, parents, désormais toute la famille est inscrite à l’Aspala, et Christelle a décidé de s’investir un peu plus dans la vie du club. D’abord en intégrant bénévolement la Commission Jeunesse. Mais aussi en se formant pour devenir juge de compétition, une vocation là encore insoupçonnable il y a quelques années : « je n’aurais jamais imaginé que mes enfants fassent de la compétition, ce n’est pas vraiment dans nos valeurs, ils vont dans une école où l’on ne met pas de notes. Mais finalement, Céleste et les autres compétitrices s’encouragent beaucoup, se donnent les méthodes… Ce n’est pas plus mal que nos enfants aient choisi l’escalade ! Et quitte à les accompagner sur place, autant ne pas rester à rien faire, et joindre l’utile à l’agréable. Alors oui, ce n’est pas toujours simple de juger, il faut rester concentrée pour ne pas faire d’erreur, c’est une appréciation personnelle, on a parfois la pression. Mais c’est aussi un beau spectacle de voir les participants se donner à fond ».

En ces temps de crise sanitaire, les compétitions sont toutes suspendues, le club a dû fermer ses portes provisoirement… Mais qu’importe, chez les Lecamp, les enfants ont déjà transmis le virus de l’escalade à toute la famille !

Auteur : Jérémie

Photos : famille Lecamp

 

 

L’ASPALA, comment ça marche ?

Votre club préféré d’escalade est une association sportive qui fonctionne donc sur le même principe que toutes les autres associations. Il y a un bureau composé d’une présidente (Magali), d’une secrétaire (Urara), d’une trésorière (Mathilde), un règlement intérieur et des Assemblées Générales (AG).

Oui, mais pas que … !

Tout d’abord, les statuts du club le permettant, nous avons la chance d’avoir dans le bureau un vice-président : Charles.

Il y a aussi des salariés (nos moniteurs), à temps plein comme Jérémie, ou à temps partiel comme Alexandre et Philippe. Il y a même des moniteurs (Thierry et Magali) qui encadrent bénévolement des cours !

Autre « particularité » de l’ASPALA : son Conseil d’Administration (CA) composé de 11 membres élus en AG par les adhérents, et qui ont pour mission de les représenter. Les membres du bureau sont quant à eux élus par le CA. Celui-ci est régulièrement convoqué en réunion par le bureau pour statuer et valider les décisions importantes pour le club. Vous suivez ?

Et enfin, parce que le bureau et le CA ne peuvent pas tout faire et tout gérer (même s’ils sont super forts !), le club est constitué d’un certain nombre de commissions, qui regroupent des membres du CA (en général les responsables de ces commissions) et d’autres bénévoles qui s’investissent dans leur club. Leurs noms ? Leurs missions ?

  • Communication (site web, réseaux sociaux, visuels…)
  • SAE et Matériel (EPI, ouvertures de voies, suivi des cotations…)
  • Formation et Compétition (passeports, entrainement des compétiteurs…)
  • Evènementiel (pots de rentrée, galette et autres festivités…)
  • Sorties Escalade et Alpinisme (organisation, encadrement, planification…)
  • Jeunesse (stages, sorties, animations…)

Sans oublier aussi les responsables de séances : des volontaires (encore !) qui veillent au bon déroulement des séances d’escalade lorsqu’il n’y a pas de moniteur présent sur les créneaux de grimpe. Encore merci à eux !

Bref, beaucoup de monde et beaucoup de bonnes volontés sont nécessaires pour faire « tourner » ce club, et parmi toutes ces personnes presque toutes sont bénévoles. Pour consulter l’organigramme du club et voir qui fait quoi, suivez ce lien vers notre site web.

Retour sur la sortie… « initiation au terrain d’aventure » au Caroux

Du 8 au 11 octobre dernier, un groupe de grimpeurs de l’ASPALA est parti au Caroux, pour la grande aventure… du terrain d’aventure !

Cette sortie, encadrée par Thierry (initiateur alpinisme de la FFME), réunissait Vincent, Seb et Simon, avec pour objectif une initiation à l’escalade dite de « terrain d’aventure », dite aussi « TA ».

D’emblée, il faut préciser que cette sortie a été rendue possible grâce au financement accordé par la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade dans le cadre d’un appel à projet pour le développement de la « multiactivités » auquel l’ASPALA avait répondu en 2019. Grâce à cette aide, le club a pu investir pour acquérir le matériel nécessaire sur ce type de terrain : corde à double, coinceurs, friends…

Le terrain d’aventure (« TA ») en escalade, c’est quoi exactement ? Selon la définition officielle « Ce sont des falaises ou parois non équipées à demeure ou équipées de manière aléatoire, sans vérification. Ce sont les terrains de pratique qui nécessitent la plus grande compétence de la part du grimpeur car il doit en effet placer et évaluer tout ou partie de ses protections ».

Le terrain d’aventure c’est donc à la fois un lieu de pratique et une manière de pratiquer. Contrairement aux sites équipés « sportifs », on ne trouve pas ou peu de points de protections à demeure (spits, goujons, broches, pitons…) et peu ou pas de relais en place dans le terrain d’aventure. Il faut donc placer le matériel qu’on emporte avec soi pour sécuriser son ascension : des friends, des câblés, des pitons, etc. Dans bien des cas le jeu consiste davantage à réinventer un itinéraire, que de trouver la solution technique d’un passage.


Grimper en terrain d’aventure nécessite un plus fort engagement de la part du grimpeur qu’en site sportif et implique l’apprentissage de techniques spécifiques qui vont au-delà des manips habituelles de grande voie.

Pour s’initier au terrain d’aventure, on ne peut pas trouver de site plus idéal que celui du Caroux ! Le Caroux est un des sites majeurs du TA en France. Conventionné partiellement avec la FFME et situé en plein cœur du parc naturel régional du Haut-Languedoc, au nord du département de l’Hérault, le Caroux fait partie des « grands sites d’escalade » par ses dimensions, sa beauté, mais aussi son histoire (on y grimpe depuis les années 20 !). On y trouve des centaines de voies, dont une grande majorité en TA intégral ou en semi-TA (c’est-à-dire avec un équipement partiel). Le rocher est un gneiss compact de grande qualité et fissuré permettant le placement efficace de protections.

1er jour

Pour débuter en TA, il vaut mieux se familiariser avec le matériel, s’initier au bon placement et ne pas se mettre « la rate au court-bouillon » en s’engageant dans des voies pas du tout équipées. C’est pourquoi nous choisissons pour ce premier jour de partir sur une voie en semi-TA.

Le choix se porte sur l’arête nord-est de la Tête de Braque dans les gorges d’Héric. La tête de Braque c’est une arête de 6 longueurs, d’un niveau 4b max / 4b oblig (AD), pas trop mal équipée mais avec des points suffisamment espacés pour s’essayer à la pose des coinceurs en toute sécurité.

Avant de partir, un petit briefing s’impose sur la bonne manière de poser le matériel et sur les grands principes. L’un de ces grands principes, c’est savoir protéger à bon escient, c’est-à-dire « ni trop », pour éviter de vite se retrouver « à poil » de protections au bout de 10 mètres, et « ni trop peu », c’est-à-dire protéger de manière régulière et ne pas hésiter à surprotéger les passages difficiles. Une attention toute particulière doit aussi être portée à la confection des relais en appliquant la règle des « 3 i » : un relais doit être Irréprochable, Inarrachable et Indestructible !

En TA il faut aussi savoir composer avec le terrain et utiliser tout ce qui se présente pour protéger sa progression ou bien confectionner un relais : arbres, lunules, becquets, … Comme dans le cochon, tout est bon dans le TA… tant que c’est solide et irréprochable !

Pour une première, c’est une belle première ! et nous engloutissons rapidement cette première voie en semi-TA. Nos stagiaires « terrain-d’aventuristes » se débrouillent comme des chefs et au sommet de la tête de Braque on commence à composer le menu du lendemain…

2ème jour :

Après une petite soirée au coin du feu et une bonne nuit dans notre petit gîte situé non loin de là, nous nous levons aux aurores pour profiter au mieux de la longue journée qui nous attend.

En effet, nous nous attaquons à une grande classique : l’arête sud-ouest de l’aiguille Déplasse. C’est une voie cotée modestement PD+ (AD dans le topo FFME) mais qui est tout de même une course de belle ampleur avec sa longue marche d’approche et de retour, son dénivelé total de 770 mètres, ses 8 longueurs et son caractère TA intégral pas du tout équipée (à part quelques pitons rouillés dans la voie). Bref, les choses sérieuses commencent…

La marche d’approche est vraiment superbe et sauvage. Nous remontons le Ravin des Charbonniers, un chemin d’accès dru où l’on virevolte entre forêt, dalles rocheuses, blocs et éboulis. C’est déjà presqu’une course en soi. On est seul au monde sur cette piste et c’est aussi ce qui donne du caractère à ce type de courses.

On met un peu de temps pour trouver le début de la voie et on reconnait enfin le dièdre couché caractéristique indiqué dans les topos.

L’escalade n’est pas très dure mais elle est belle et variée. C’est très bien pour une première en TA intégral. On utilise notre matériel pour se protéger mais aussi les becquets, les lunules et les arbustes présents sur la voie.

Il faut aussi trouver les endroits confortables où installer son relais. Le TA c’est ludique parce qu’il y a aussi ce côté exploration… On se régale vraiment !

Et plus on monte et plus les paysages du Caroux de révèlent majestueux avec cette lumière magique propre à la saison automnale.

La fin de l’arête, assez horizontale, s’effectue en corde tendue pour gagner un peu de temps. Un petit rappel de 15 mètres conclue cette arête et après avoir suivi une petite sente traversante nous arrivons au col du Roc du Caroux.

Nous nous apercevons alors que nous nous faisons « z’yeutés » par deux beaux mouflons tranquillement installés sur une crête.

La course n’est pas finie… il nous reste 770 mètres à descendre pour retrouver le parking des gorges d’Héric. Et c’est long… p….. c’est long !
Quand nous regardons en arrière on s’aperçoit alors qu’on a fait une sacrée boucle aujourd’hui.

On arrive enfin bien fatigué mais enchantés par cette superbe journée… Mais heureusement, ce soir, Vincent prépare une polenta qui va bien nous requinquer !

3ème jour :

Pour ce 3ème jour on décide de changer de coin et nous jetons notre dévolu sur le pilier Bosc, plus précisément sur l’arête sud de l’Aiguille à Marcel située dans les gorges de Madale près de Colombière-sur-Orb. Les gorges de Madale c’est un coin sauvage et perdu. C’est moins connu et fréquenté que les gorges d’Héric. C’est ce qui a attiré notre attention dans le topo.

Là aussi on se lève très tôt. En TA il faut prendre en compte les éventuels retards qui peuvent se produire et il faut donc se garder une marge de temps pour la sécurité.

La marche d’approche nous fait passer par de magnifiques endroits et une piste encore magnifique et sauvage.

Nous remontons les gorges de Madale par la rive droite. Nous découvrons alors des centaines de mètres de murets de soutènement en pierre sèche, c’est-à-dire sans utilisation de mortier. La redistribution des terres sous la Révolution de 1789 avait en effet permis à bon nombre de paysans et bergers de devenir petits propriétaires sur un territoire peu enclin à de vastes cultures. Par un épierrement massif, ces paysans et bergers délimitèrent leurs parcelles par des murs ou murets. Le propriétaire de notre gîte nous expliquera que cette région était une région de culture et que la forêt a repris ses droits assez récemment. On a du mal à le croire quand on voit la densité de la forêt… et pourtant ces murets en sont le témoignage.

Nous arrivons enfin au pied du pilier Bosc et l’arête que nous projetons de grimper. Aujourd’hui, le fond de l’air est frais et le vent souffle parfois forte rafale de nord-ouest. La météo est en train de changer après deux journées quasi estivales. Nous sommes cependant assez protégés sur ce versant sud.

La voie fait environ 8 longueurs comme l’aiguille Déplasse et elle est également entièrement TA. Le niveau est plus dur : on tape dans l’AD ou AD+ selon C2C (cotation D selon le topo de la FFME). Certains passages sont un peu plus techniques que la course de la veille. Tant mieux, ça corse un peu le tout et ce n’est pas pour nous déplaire.


Le cheminement est également moins évident (pour trouver le bon chemin la technique de base consiste à détecter les marques de passage par les grimpeurs précédents : là où il n’y a plus de mousse ou de lichen, c’est souvent là où ça passe…). Les passages sont également plus verticaux avec parfois une belle ambiance gazeuse. C’est chouette ! On savoure !

La pointe sommitale est en forme de marteau vraiment caractéristique. Ça donne envie de grimper tout en haut mais notre voie passe juste en dessous. Dommage ! enfin par pour tout le monde !….

Nous terminons cette voie vraiment satisfaits. L’apprentissage des techniques en TA commencent à être bien assimilées par Seb, Simon et Vincent. Cette seconde course en TA était encore idéale pour la formation.

Nous avons fini tôt la voie. Sur le chemin du retour Seb et Simon ramassent de belles châtaignes (une spécialité du coin) que l’on fera griller dans la cheminée le soir.

On trouve aussi un vieux piton rouillé… peut-être vestige des premières ascensions dans les années 30 ? On le plante là avec l’espoir de le retrouver quand on reviendra ? (parce que c’est sûr on reviendra !).

Dernier jour :

Pour ce 4ème jour, on ne se lancera pas dans de grands projets. Le retour sur Paris est long (7h30 de route) et la météo est très incertaine. On décide de finir notre séjour sur les couennes équipées « sportives » du rocher Marre dans les gorges d’Héric. On a bien fait… il commence très vite à pleuvioter et à crachounner. La qualité de la roche permet cependant de continuer à grimper même avec une relative humidité.

C’est aussi le temps idéal pour faire un peu de formation « théorique » au pied des voies. D’abord sur le pitonnage où l’on aborde les différents type de piton (cornière, lames, universel) et les différents aciers (mou / dur) selon les différents types de roche (pitons pour roche dure et pitons pour roche tendre). Pour le pitonnage il faut prendre en compte différents paramètres pour le placement et notamment le couple de torsion… en effet un piton c’est finalement une sorte de coinceur ! On fait « chanter » le piton pour savoir s’il est bien planté… s’il va vers des notes de plus en plus aigües c’est plutôt bon signe !

On finit par le mouflage grenouille, une technique qui peut permettre de sortir un partenaire en galère dans un passage et on s’amuse aussi à faire quelques noeuds débrayables… mais comme c’est hors sujet on en dira pas plus !

Nous finissons ce séjour avec des images plein les yeux et le sentiment d’avoir vécu de beaux moments qui resteront bien gravés dans nos têtes.

Un grand merci à Seb, Simon et Vincent pour leur sérieux, leur grande écoute, leur attention constante sur la sécurité et leur bonne humeur tout au long de cette sortie !

De mon côté, je suis sûr d’une chose : cette sortie va devenir une « classique » et je reviens l’année prochaine avec un nouveau groupe !

Thierry
Octobre 2020

Rentrée Aspala 2020 – 2021

Rentrée Aspala effectuée depuis 1 semaine déjà. Bienvenue aux nouveaux adhérents et bonne reprise aux anciens!

Un paquet de nouvelles voies a fleuri sur notre super mur. Nous n’avons pas toutes les cotations… Du coup bel exercice de lecture.

N’hésitez pas à donner votre avis et à établir les niveaux de chaque voie.

Et surtout faites vous plaisir 😉 !!!!!