Pour cette sortie maintenant traditionnelle, nous avions choisi de revenir au même endroit que l’an dernier dans le grand chalet de la Bergerie au-dessus de Puy-Saint-Vincent 1400. Confort, bon air, vue imprenable sur le Pelvoux et la Tête d’Aval et tranquillité assurés. Et nous étions loin d’avoir épuisé toutes les possibilités presque infinies de falaises aux alentours. De fait, nous avons exploré d’autres sites, tous différents de ceux de l’an dernier, avec une météo encore quasi-parfaite et une équipe d’aspaliens toujours aussi enthousiaste et sympa.

L’équipe de choc :
Au dernier moment, Jonathan a dû annuler sa venue pour cause d’arrivée en avance de son bébé ; mais nous avons pu bénéficier de la participation d’une ‘guest star’ pendant deux jours, en la personne d’Alex (après c’était plus calme…). Et la photo ci-dessus a malheureusement été prise après le départ un peu anticipé de Franck. Mais nous étions bien 9, avec Aline, Livia, Mathilde, Marouane, Arnaud, Benjamin, Franck donc et Charles et Jérémie. Et Olivier, en famille pas loin, a même pu nous rejoindre lors d’une après-midi.
Le programme sportif :
Dimanche : démarrage à la Casse de Prelles ; très belles dalles calcaires très bien sculptées, avec de nombreuses voies dans le 5 et le 6 ; idéal pour commencer à se faire les doigts et les pieds ; tout le monde est bien motivé et enchaine 8 à 10 voies au cours de la journée.


Lundi : falaise des Ayes (Villard-Saint-Pancrace), dans un magnifique vallon isolé au-dessus de Briançon ; on y arrive en même temps qu’une équipe de stéphanois qui visent le même secteur de dalles à droite ; mais finalement on se répartit et on partage les sensations, ainsi que les façons de gérer un club d’escalade car le leur ressemble beaucoup au notre (Escapilade, avec une salle récente et une championne qui a commencé chez eux : Anouck Jaubert) ; on se déplace ensuite sur un secteur plus à gauche de murs fracturés ; en particulier, Franck donne beaucoup dans une large fissure-dièdre bien physique et à l’ancienne (on l’entend jusqu’à Briançon je pense) ; et Mathilde, Alex, Benjamin et Jérémie s’attèlent à quelques voies dans le 6/7 bien senti.

Mardi : c’est la journée de ‘mauvaise’ météo ; prudemment, on s’oriente vers une falaise toute proche de l’Argentière, les ‘conduites forcées’. Elle porte bien son nom puisque située juste à côté de ces fameuses conduites qui alimentent la centrale de l’Argentière ; un côté un peu ‘friche industrielle’ et juste au-dessus de la nationale… Mais un rocher différent et des voies intéressantes mais plus ardues. Après midi, les ‘vieux’ optent pour un transfert sur le site situé juste de l’autre côté de la vallée (l’Horloge) mais la pluie qui arrive vers 15h leur laisse à peine le temps de faire une voie avant de devoir rapatrier le chalet. On s’y rabat sur une partie de Yam’s pour certains et un moment de repos pour d’autres.
Mercredi : nous avons rendez-vous le matin avec Thomas (moniteur de Maloya Canyon), pour faire avec lui le joli petit canyon de Tramouillon au-dessus du beau village de Champcella. Nous sommes sept à nous mouiller (Aline et Marouane ont décliné) dans quelques jolis rappels et deux ou trois sauts. En prime, au départ de la gorge, un grand rapace, circaète Jean Le Blanc, nous survole majestueusement. Belle balade aquatique avec Thomas très sympathique et professionnel (nous recommandons).

L’après-midi, nous avons rendez-vous avec Olivier et nous optons pour la falaise du Ponteil toute proche. Nous commençons par un secteur plus facile à droite mais dans un rocher fracturé et pas toujours très sain, avec une ou deux frayeurs à la clé ; on change alors pour le secteur de gauche et on crache un peu nos poumons dans le chemin de liaison très raide ; mais on y profite d’un beau rocher plus en vertical/dalle et bien plus acheter cialis
sain ! Une longue journée mais dont on a vraiment bien profité, avec de mignons petits personnages dispersés sur le chemin de descente.

Jeudi : il nous fallait quand même revenir à Ailefroide, la Mecque de l’escalade dans la région ; deux cordées (Jérémie avec Franck et Arnaud, et Marouane et Livia) se forment pour aller faire des voies de 5-6 longueurs dans le secteur de la Draye (Two hot men et Remonte-pente directe) ; les autres vont grimper en couennes dans le même secteur du bas et dans le secteur ‘Amigos’, sur de belles dalles délicates en excellent granit. Comme toujours à Ailefroide, il fait bien frais le matin et bien chaud dès que le soleil atteint la paroi. Les couenneux observent simultanément la progression des deux cordées, notamment à l’heure de la sieste, et les premiers se retrouvent sur le chemin de la Draye pour une descente à pied plus ou moins douloureuse (Marouane et Mathilde ont laissé leurs baskets au pied de la voie et ils le regrettent amèrement). Benjamin attend que la paroi repasse à l’ombre pour attaquer dans le plus dur.
Encore une superbe journée dans ce site vraiment unique !

Vendredi : cap sur la grande falaise de Freissinières ; on s’oriente (c’est beaucoup dire) vers un secteur de droite qui nous demande bien 40 mn d’approche, en légère descente puis en montée raide (on découvrira le vrai chemin d’approche, deux fois plus court, au retour !); mais, à l’arrivée un joli secteur sans personne et au calcaire à gouttes d’eau très (très) abrasif ; heureusement qu’on a déjà fait de la corne mais il faut bien mettre les cinq doigts chacun dans sa goutte d’eau et éviter tout frottement sur la paroi ; Mathilde se fait soigner et Franck en sort un peu en lambeaux alors qu’il doit prendre le train le soir, mais il a tout donné ! Et Jérémie, Benjamin et Marouane s’attaquent en soirée à un 7b qui a l’air bien technique et physique ! Quel bouquet final !

Les moments conviviaux (comme on dit) et les points saillants à noter pour la prochaine fois :
- Les courses du samedi : noter qu’il vaudra mieux aller au Leclerc qu’à Casino, même si ces derniers offrent des roses, car ils ont vraiment des problèmes de caisses et d’approvisionnement.
- L’arrivée : il y a toujours une voiture qui s’égare dans la montée au chalet (le col de la Pousterle n’est pas très bien indiqué) et cette fois ci c’était celle de Benjamin…
· Malgré un lever vers 7h30 et peut-être à cause de la belle terrasse, du petit déjeuner varié et de la préparation plus ou moins sophistiquée des picnics, il est difficile de partir avant 9h ; mais, après tout, on est en vacances. - En rapport avec l’item précédent, éviter les jeux addictifs du soir du type Code Names qui risquent de vous emmener à pas d’heure et d’avoir la tête dans le … le lendemain matin, les courbatures en prime.
- Il parait qu’il ne faut pas trop manger le soir… Avec l’apéro de 19h à 20h et des repas fabriqués avec amour par un duo de cuisiniers différent chaque soir, difficile de respecter cette règle, surtout après une bonne journée d’escalade.
- Une mention spéciale à Benjamin qui nous avait rapporté d’Italie tous les bons ingrédients pour préparer de vraies pâtes carbonara ; surtout sans crème fraiche mais avec beaucoup de parmesan râpé de frais.
- En fin de journée, les ‘enragés’ peuvent s’infliger une séance d’étirements et de musculation ; ça n’engage qu’eux ! Les autres ont le droit de soigner leurs courbatures à la bière ou au vin blanc.
- Ne pas oublier (comme on l’a fait cette fois) la pharmacie, surtout lorsque Franck est là, ou alors compter sur la présence d’autres participant(e)s compétent(e)s dans le domaine de la bobologie (merci Livia !).
- Noter aussi qu’il faudrait prévenir à l’avance les gens qui le connaissent mal de la venue d’Alex, même pour deux jours, car certains pourraient avoir un choc psychologique face à son humour.
Merci à tous les participants pour leur motivation, leur participation aux tâches communes et leur bonne humeur constante. Encore une bien belle semaine, comme on aimerait en vivre plus souvent (référence journalistique pour les plus de 40 ans). Et, comme on dit, jamais deux sans trois ! A l’an prochain donc.
Charles et Jérémie,
sept-oct 2021.




















Cette sortie, encadrée par Thierry (initiateur alpinisme et ski-alpinisme de la FFME), réunissait Hélène, Nathalie, Johann et Sylvain. L’objectif initial était une découverte/initiation au ski de randonnée. Les conditions météo et nivologiques du moment ont transformé cette sortie en stage multiactivités hivernales ! Retour sur cette belle sortie d’hiver…
Le matériel de recherche est un triptyque composé d’un Détecteur de Victimes d’Avalanche (le fameux DVA – et non l’ARVA qui est une marque de DVA…), d’une sonde et d’une pelle. Un ou deux éléments sans les deux autres ne sert strictement à rien… en effet, imaginons que vous parveniez à détecter votre pote victime d’une avalanche avec votre DVA mais que vous ne disposiez pas de pelle dans votre sac… alors votre pote sous la neige sera bien content(e) que vous l’ayez trouvé mais moins content d’apprendre que vous ne pourrez pas le(a) dégager de la neige !
C’est pourquoi la première phase, c’est-à-dire la localisation de la victime avec le DVA puis la localisation précise avec la sonde, est cruciale et si importante. Il faut en effet prendre en compte le temps de pelletage qui n’est pas une mince affaire et qui peut durer longtemps si la victime est enfouie profondément ou si la neige est dure.
Durant cette première matinée nous avons donc multiplié les exercices de localisation en cachant les DVA sous la neige et en prenant bien soin de brouiller les pistes… C’est un exercice ludique qui permet de se rendre compte à quel point il faut l’entrainer pour le maitriser. Pour corser l’affaire, nous sommes passés d’une recherche mono victime à une recherche multi victimes. Mine de rien ça fatigue bien !
Ce préalable validé, nous décidons de retourner sur le domaine skiable de Pralo pour voir si le PIDA est terminé et aller se promener en montagne. Ouf !! C’est fini ! Même si les avalanches ont été déclenchées, le risque avalanche reste fort et nous décidons donc de randonner prudemment sur les pistes sécurisées. De toute façon, avec la fermeture des stations, le domaine skiable s’apparente à du « hors piste » et nous sommes bien seuls ce vendredi.
Nous partons pour atteindre le secteur des Barmettes en haut de la station. « Peaux de phoque » aux skis, nous débutons notre balade tranquillement. La randonnée à ski produit un effort assez similaire à la randonnée à pied. Il faut avoir un rythme régulier.
C’est quand même une belle journée de découverte, ou de redécouverte, pour Hélène, Nathalie, Johann et Sylvain.
Après avoir effectué quelques centaines de mètres de dénivelée nous décidons de redescendre pour profiter (enfin) de cette neige de rêve. Mais il faut d’abord « dépeauter » !
La descente est à la hauteur de nos espérances : magique ! Avec une neige bien profonde et légère… malheureusement trop rapide et en moins de 2 nous sommes déjà au pied de la station.
Maintenant nous devons décider du programme du lendemain. L’option de repartir en randonnée sur les pistes avec un risque avalanche qui n’a pas diminué n’est pas super enthousiasmante…
L’escalade en cascade de glace est très proche de l’escalade en falaise : il faut faire travailler au maximum ses pieds et ne pas trop serrer ses « pioches » pour éviter de se dauber les bras. Il faut donc essayer de parvenir à un maximum de fluidité et d’équilibre sans se crisper. Un autre principe essentiel est de ne pas (trop) buriner avec les piolets mais d’utiliser au maximum les aspérités de la glace pour effectuer des crochetages qui permettent de s’économiser.
Les premiers essais ne sont pas faciles… il faut trouver ses marques. Nos 4 glaciéristes en herbe trouvent vite le rythme et enchainent de belles ascensions.

Ce jour-là nous avons l’immense chance d’assister à l’entrainement des frères LADEVANT, Louna et Tristan de leur prénom. C’est-à-dire la crème de l’élite mondiale de la cascade de glace en compétition… Tout simplement impressionnant et beau à voir ! Louna Ladevant n’est rien moins que vainqueur de la coupe du monde et champion d’Europe 2020 de la discipline, à l’âge de 19 ans seulement… et son frère fait régulièrement des podiums au niveau international. D’une humilité aussi haute que leur palmarès, les deux champions sont hyper abordables et c’est sympathiquement que nous avons pu échanger avec eux.

C’est donc sur cette journée parfaite que nous terminons cette superbe sortie qui nous a fait un bien fou… avec une grande hâte de pouvoir revenir en montagne au plus vite !








