Utilisation des enrouleurs automatiques

Notre structure d’escalade est équipée de deux enrouleurs automatiques. Ces enrouleurs, principalement destinés à la pratique de l’escalade de vitesse, vous donnent aussi la possibilité de grimper seul en étant auto-assuré sur les quelques voies localisées sur le secteur de vitesse.

Bien que parfaitement sûrs lorsque correctement utilisés, les enrouleurs automatiques peuvent néanmoins être une source d’accident en SAE comme le montrent de nombreux exemples de mauvaise manipulation. Il convient donc de les employer en respectant scrupuleusement les consignes d’utilisation.

L’utilisation des enrouleurs est autorisée UNIQUEMENT EN PRÉSENCE D’UN ENCADRANT QUALIFIÉ ET APRÈS AUTORISATION DE CE DERNIER OU DU RESPONSABLE DE SEANCE PRESENT.

MISE EN PLACE :

  • Tirez sur la cordelette pour faire descendre la sangle de l’enrouleur (illustration 1),
  • Accrochez les 2 mousquetons automatiques au pontet du baudrier (illustration 2),
  • Vérifiez que les 2 mousquetons sont bien verrouillés,
  • Retirez la cordelette – cordelette + petit mousqueton (illustration 3),

UTILISATION :

  • Pour une 1ère utilisation, faites un arrêt à mi-hauteur et réalisez un test de prise en charge,
  • Au fur et à mesure de la montée, assurez-vous que la sangle se rétracte correctement,

APRÈS RETOUR AU SOL :

  • Accrochez le mousqueton de la cordelette, puis retirez les deux mousquetons du baudrier (illustration 2),
  • Faites remonter LENTEMENT la sangle en la retenant avec la cordelette (illustration 1)
  • En cas de pause entre deux escalades, et uniquement dans ce cas : attacher la sangle au triangle de sécurité (illustration 4), et en aucun cas sur une plaquette du mur (illustration 5). Sinon, il y a un fort risque d’oublier de s’accrocher lors du prochain départ !

EN CAS D’ANOMALIE, CESSEZ IMMÉDIATEMENT L’ACTIVITÉ

POIDS MINI = 11.5 KG / MAXI = 140 KG

PRINCIPALES SOURCES D’ACCIDENT, UTILISATIONS A PROSCRIRE

  • Départ sans avoir mousquetonné la sangle de l’enrouleur au baudrier : le triangle de sécurité est en position « orange » (illustration 6),
  • Sangle attachée au porte-matériel (illustration 7),
  • Un seul des deux mousquetons d’amarrage est attaché au pontet du baudrier (illustration 8),
  • Sangle attachée au mur entre deux escalades (illustration 5), et pas rattachée au baudrier lors du départ suivant,
  • Cordelette attachée en lieu et place de la sangle (illustration 9)

 

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Assurage en salle : les erreurs à ne (surtout) pas commettre

En salle artificielle d’escalade (SAE)

A ce jour, la plupart des accidents recensés dans les SAE sont dus à des erreurs d’assurage. Bien que monotone, l’assureur a donc un rôle essentiel pour son partenaire. Une vigilance accrue est donc importante sur ce sujet mais aussi un vigilance de tous ! N’hésitez pas à faire un petit commentaire gentil (évidemment !) à votre voisin si vous voyez quelque chose.

En pratique sur corde, nous vous proposons cette vidéo du pire assureur afin de vous entraîner à repérer les erreurs 😉

A noter que utilisation de la SAE devrait être «supervisée» par une personne compétente, et que chaque grimpeur doit disposer de son propre matériel. Aucun pratiquant ne doit évoluer en SAE avec les mains à plus de 3 m au-dessus du sol sans être encordé. 

En bloc

Contrairement à la SAE, l’escalade de type bloc se pratique sur des murs bas (4,5 m maximum au-dessus des tapis) et ne nécessite pas l’usage de corde. Les grimpeurs doivent s’assurer que l’espace dans lequel ils peuvent chuter reste libre. Il est préférable d’avoir quelqu’un pour parer la chute et s’assurer que le grimpeur retombe sur ses jambes.

Le haut de la structure représente la hauteur maximum à laquelle un grimpeur peut évoluer. Le grimpeur peut saisir le haut de la structure de manière à bien contrôler sa chute mais ne doit en aucun cas évoluer plus haut que le sommet du mur type bloc.

Vous trouverez ci-dessous quelques conseils d’assurage en bloc, délivrés par la FFME :

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Quelques conseils et liens pour bien choisir son casque et sa longe

Les beaux jours arrivent et les sorties escalade en extérieur vont enfin pouvoir commencer, vous allez devoir vous équiper.
Si vous êtes déjà équipé, peut-être devrez vous renouveler votre matériel ?…

Voici quelques conseils et liens pour bien choisir son casque et sa longe.

Rappel : le port du casque est obligatoire si vous participez aux sorties organisées par l’ASPALA !

Voici un article complet et bien ficelé sur le choix du casque d’escalade (ou multi-sport, c’est-à-dire avec plusieurs homologations : escalade + vélo par exemple) :
https://lafabriqueverticale.com/fr/choisir-son-casque/

Autre article :
https://blog.le-yeti.net/comment-choisir-un-casque-escalade/

Si vous cherchez la performance, voici un test sur les casques légers :
https://www.montagnes-magazine.com/matos-matos-les-casques-alpinisme-escalade-legers

De façon assez subjective, la marque préférée de Jérémie reste Petzl (Français en plus, cocorico !). Mais il y en a plein d’autres très bien : Black Diamond, Edelrid, Salewa, Simond (la marque de Decathlon), Camp…

Si vous êtes déjà équipé, avez-vous pensé à renouveler votre équipement ?

Sachez que vous portez mal votre casque si…
https://www.petzl.com/FR/fr/Sport/Actu/2018-3-14/Vous-portez-mal-votre-casque-si—

Comment vérifier l’état de votre casque…
https://www.petzl.com/FR/fr/Sport/Actu/2019-2-14/Comment-verifier-l-etat-de-votre-casque-

Autre équipement, la longe, plus communément appelée « vache ».
Petit guide pour bien choisir sa longe

Le choix est plus simple : Le mieux est de choisir une longe double, car c’est plus pratique pour la grimpe en extérieur et notamment la grande voie. Chaque brin de corde doit avoir une longueur différente, une longue et une courte : important pour le rappel, et pour le confort au relais.

Exemples :
https://www.9cplus.com/longes-/647-beal-longe-dynadoubleclip.html
https://www.decathlon.fr/la-vache-double-id_8324696.html
Le luxe ultime, c’est la longe réglable, proposée depuis peu par Petzl, mais plus chère :
https://www.petzl.com/FR/fr/Sport/Longes/DUAL-CONNECT-ADJUST

Voilà, vous savez l’essentiel, il ne vous restera plus qu’à profiter des beaux jours pour tester vos nouveaux joujoux sur nos belles falaises.

A bientôt !
La commission Sécurité et Matériel, en coopération avec Jérémie.

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En 2019, je vérifie mes EPI !

Vous les avez sans doutes vus nos Aspaliens, début décembre, assis en rond, à écouter solennellement ce que disait Jérémie, notre moniteur d’escalade, à propos des Equipements de Protections Individuels, ou EPI.

Les EPI, kézako ?

Les EPI, c’est l’ensemble des équipements qui nous permettent de grimper en toute sécurité : les cordes, le casque, les dégaines, etc. La durée de vie d’un EPI dépend du fabriquant, regardez bien la notice. On différencie les EPI textiles et métal, mais tous nécessitent un contrôle régulier, que ce soit annuellement, ou après un événement marquant.
 
Et c’est ainsi que début décembre, les membres du club ont pu apprendre à contrôler leurs EPI et poser toutes leurs questions à Jérémie. Si vous n’avez pas pu suivre la formation, ce n’est pas grave, vous pouvez regarder ces deux vidéos qui vous donneront l’essentiel : partie 1 (cordes et baudrier) et partie 2 (dégaines, assureurs & casques).
 
Évidement, vous pouvez toujours aller poser a posteriori toutes vos questions à notre moniteur !

Trois nouveaux interlocuteurs à l’Aspala

D’autres interlocuteurs sont aussi disponibles si besoin au sein du club. Et oui, en fin d’année 2018, trois membres de l’Aspala ont été formés par la FFME Ile de France pour gérer les EPI. Ils ont notamment appris : 
 
  • les normes et réglementations traitant de la gestion des EPI mis à disposition du public dans le cadre d’une association,
  • les méthodes de vérification des différents EPI, 
  • la création et le maintien du registre des EPI du club.
Grâce à cette formation, ils pourront assister Jérémie sur la gestion des équipements de l’Aspala (suivis, contrôles, registre du matériel…). Félicitations donc à Vincent Simonini, Thierry Serin et Quentin Lancereau
 
En cas de doute sur un équipement de sécurité du club ou sur l’un des vôtres, n’hésitez pas donc à solliciter les personnes compétentes. En 2019, une bonne résolution : je vérifie mes EPI !
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Facteur de chute et force de choc… kezako

Le facteur de chute est souvent utilisé pour quantifier la sévérité d’une chute en escalade. Le facteur de chute est simple à calculer : c’est le rapport entre la hauteur de chute et la longueur de corde. Il est compris entre 0 et 2 (maxi) en escalade. Plus le facteur augmente, plus la chute est sévère…

Facteur de chute = hauteur de chute / longueur de corde déployée

Exemples :

– je chute de 4 mètres après avoir grimpé 10 mètres => le facteur de chute est de 0,4 (soit 4 mètres divisé par 10 mètres). 0,4 est un facteur plutôt faible et donc la chute est peu sévère.

– je chute de 8 mètres, après avoir grimpé 40 mètres => le facteur de chute est de 0,2… c’est encore mieux et pourtant la hauteur de ma chute est deux fois plus importante que précédemment… tiens ? tiens ?

– par contre si je chute de 3 mètres après avoir grimpé 4 mètres (ce qui peut être le cas en début de voie), alors le facteur est de 0,75 et il est donc plus sévère (mais je vous rassure pas encore trop problématique pour votre intégrité physique).

CONCLUSION : en escalade, la sévérité de l’arrêt de la chute ne dépend pas de la hauteur de chute, car plus la corde est longue, plus sa capacité d’absorption est importante !!

NB : un facteur de chute de 2 (aux conséquences graves) ne peut se produire qu’en grande voie c’est-à-dire lorsque l’on peut potentiellement tomber en dessous du relais (cf. schéma de droite). Dans notre salle, je vous rassure, on ne peut physiquement jamais tomber plus bas que la hauteur qu’on déjà grimpé, donc le facteur ne peut jamais dépasser 1…

Autres conclusions à retenir:

– Lorsqu’on est longé à un relais en haut d’une voie,  il faut toujours rester en tension sur sa longe… car si votre longe fait 1 mètre de longueur et que vous grimpez de 80 cm au dessus du relais (par exemple pour placer une dégaine) et que vous tombez à ce moment-là (pas de bol !) alors le facteur de chute est de 1,6 !!  (1,6 mètres de chute pour un mètre de longe)… Je vous invite à regarder une vidéo réalisée par l’ENSA sur le sujet, c’est saisissant (=> https://www.youtube.com/watch?v=t0DCy5IERvQ)

– En via ferrata vous pouvez avoir des facteurs dépassant 4 (ex : chute de 4 mètres pour une longe de 1 mètre)… c’est pourquoi les longes de via ferrata disposent d’absorbeur de choc spéciaux… et c’est pourquoi la via ferrata est une pratique bien plus dangereuse que l’escalade contrairement à ce que l’on pourrait penser…

LA FORCE DE CHOC :

Là ça se complique et il vaut mieux être un peu matheux et physiciens… 😊

Lors de l’arrêt d’une chute, l’énergie de la chute est dissipée par l’allongement de la corde, le déplacement de l’assureur (et oui rappelez-vous !), le corps du grimpeur (moi je m’en rappelle bien !)… L’énergie est transmise sous forme de force à la chaîne d’assurage. C’est la force de choc. Pour le grimpeur, c’est l’impact perçu lors de l’arrêt de la chute.
On s’intéresse souvent à la force de choc transmise au grimpeur, à l’assureur et au point de renvoi. Cette valeur a l’avantage de faire intervenir tous les paramètres importants dans l’absorption d’énergie : allongement de la corde, déplacement de l’assureur, corps de l’assureur (et oui votre corps est mou et sert aussi à absorber l’énergie de la chute !), glissement de la corde dans l’appareil…

Abracadabra ! voici l’équation permettant de mesurer la force de choc (je vous rassure : on n’essaie jamais de calculer cette formule avant de se lancer dans une voie…) :

Tout ça pour dire que dynamiser (raisonnablement) la chute de son partenaire est important pour lui éviter de se faire mal en tombant ! 😊

Thierry SERIN

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