Des compétiteurs motivés et heureux !

La crise a laissé un petit temps à nos compétiteurs Aspaliens pour rêver et s’amuser lors de deux compétitions en ce début du mois d’octobre. L’occasion pour chacun de se challenger dans la joie et la bonne humeur.

Challenge Lamouret

Initialement prévue le week-end du 28 et 29 mars, l'Open régional de bloc vétéran "Challenge Lamouret" a pu être reporté le week-end du samedi 3 (microbes, poussins, benjamins, seniors, vétérans) et dimanche 4 octobre 2020 (minimes, cadets). Une compétition qui s'est déroulée à Saint-Fargeau-Ponthierry (77).

Cette épreuve d'escalade compte pour le classement national pour les catégories officielles. Elle comportait 20 blocs à essais illimités pour les jeunes et 10 blocs à essais limités pour les seniors/vétérans.

Malgré la fraicheur dans la salle, nos Aspaliens étaient super chauds et ont fait de belles performances ! Notre Team compétition a ramené deux médailles avec une première place pour Céleste chez les minimes et une deuxième place pour Magali chez les vétéranes. Félicitations les filles !

Et bravo également à :
- Minimes filles : Ariane (12ème), Lilou (21ème), Pauline (22ème), Enora (24ème)
- Minimes garçons : Guillaume (29ème)
- Seniors hommes : Nicolas H (16ème), Sébastien D (20ème), Christophe C (23ème),
- Vétérans hommes : Jérémie H (4ème), Rémi (8ème), Fabien T(10ème), Marouane (12ème)

Quelle fierté également d’avoir comme président de jury, une super Aspalienne, Charlotte Lemaire et comme juges, Christelle, Christian et Alexandre ! Merci pour votre investissement !

Nos tout petits Aspaliens ont quant à eux pu s’initier à la compétition. De belles poussées d’adrénaline tout en grimpant avec plaisir ! Bravo pour votre participation active !

Open régional de Massy

A peine quelques jours de repos, et déjà notre Team fût de nouveau en action lors de l’Open Régional du Combiné Escalade de Massy qui a eu lieu le samedi 10 octobre pour les minimes, seniors, vétérans et le dimanche 11 octobre pour les cadets/juniors.

Bloc, Vitesse et Difficulté étaient à l'honneur ! 22 blocs, 9 voies de difficultés (du 5c au 8+) et plus de 7h de grimpe ! Une vraie journée de grimpe à consommer sans modération !

Et nos Aspaliens ont encore brillé avec 3 podiums et 4 médailles :
- En difficulté : Magali 2ème chez les vétéranes (4ème au combiné)
- En bloc : Céleste 3ème chez les minimes (9ème au combiné)
- En vitesse : Jérémie 1er (9ème au combiné) et Fabien 2ème (11ème au combiné) chez les vétérans hommes.

Bravo également aux autres compétiteurs qui font un beau classement au combiné :

- Minimes : Enora (23ème), Guillaume (17ème), Sandro (19ème)
- Seniors : Christophe C (16ème), Luc (15ème), Sébastien D (13ème)
- Vétéran : Marouane (13ème)

Notre Team est en mode power action malgré peu d’entrainement à cause de la crise…Nous sommes fiers d’eux et nous souhaitons les remercier de porter avec autant de plaisir les couleurs de l’ASPALA !

 

 

Telle fille… Telle mère !

Souvent, ce sont les enfants qui suivent les traces de leurs parents. Le musicien Mathieu Chedid, le rugbyman Romain Ntamack, la comédienne Julie Depardieu… Les exemples de « fils ou filles de… » sont légions.
Dans la famille Lecamp, c’est un peu l’inverse. En tout cas, en ce qui concerne l’escalade. « Jamais, jamais » Christelle, la maman, n’aurait imaginé un jour devenir grimpeuse. Jusqu’à ce que ses deux enfants découvrent ce sport, et mordent immédiatement à l’hameçon : « nous adorons la randonnée, et un jour nous nous sommes retrouvés au pied d’une falaise dans les Alpes. Ça a donné envie à ma fille Céleste, et avec son père, ils sont allés faire une via ferrata, ça leur a bien plu ».

Dès la fin de leurs vacances, ils se rendent à Vertical Art, une salle de bloc située à Rungis. En ce mois d’août 2018, la salle n’est pas très fréquentée. Le patron, Laurent, a le temps de leur faire le tour du propriétaire et de leur donner tous les tuyaux pour bien commencer. « L’avantage du bloc, c’est qu’il n’y a pas de corde, pas de manip’ de sécurité à connaître, c’est plus facile d’être autonome pour les enfants ». C’est le déclic, le début d’une « passion dévorante » pour Céleste et son petit frère Clément, qui vont alors passer tous leurs mercredis après-midi, samedis et dimanches à s’user la peau des doigts sur les blocs de VA.
Christelle, en maman curieuse et intriguée, s’y essaye à son tour. Mais le vertige et la peur de tomber prennent d’abord le dessus.
L’été suivant, toute la famille s’envole direction la Thaïlande, réputée pour ses belles falaises au-dessus de la mer turquoise, avec la promesse d’y grimper quelques jours, histoire de se familiariser avec l’escalade en milieu naturel. Un bon prétexte aussi pour motiver Céleste et Clément à découvrir ce pays.
Au pied des parois, à l’autre bout du monde, leur mère tombe sous le charme de l’ambiance si particulière qui règne au sein de la communauté des grimpeurs : « j’ai beaucoup apprécié cet état d’esprit spécial, cette solidarité et cette convivialité qu’on retrouve aussi en randonnée ». Mais c’est aussi une frustration pour elle de devoir rester en bas en regardant les autres grimper.
La voilà donc décidée à s’inscrire en club, afin d’apprendre les techniques d’assurage, et grimper encordée : « c’est plus rassurant pour éviter les chutes, et ça me permettait d’être autonome, avec la perspective de pratiquer en famille ».
La famille Lecamp se rend alors à une journée portes ouvertes de l’Aspala, qui a l’avantage d’être située juste à côté de là où ils habitent. S’inscrire au club offre à leurs enfants une pratique complémentaire à celle du bloc.
Lors de ses premiers cours, Christelle se rend compte que la peur du vide n’est pas insurmontable : « je n’ai plus du tout la même appréhension qu’au début, pour la vaincre il faut s’y confronter régulièrement. Je ne suis pas encore à l’aise en tête, mais je suis de plus en plus audacieuse en moulinette ». « L’escalade est idéale pour se fixer des challenges, même à petit niveau on a envie de progresser pour atteindre la cotation supérieure. En plus, c’est un sport ludique et complet, qui permet de sculpter son corps sans que ce soit des mouvements répétitifs, c’est un super bénéfice secondaire ! » s’enthousiasme-t-elle.
Mais ce qui lui plaît le plus, c’est peut-être le lien social que produit cette activité : « c’est très facile d’échanger avec les autres grimpeurs. C’est un sport individuel, pourtant c’est aussi une pratique collective, qui abolit les âges et les différences. Le groupe s’entraide et s’encourage, le partage se fait spontanément ».
Enfants, parents, désormais toute la famille est inscrite à l’Aspala, et Christelle a décidé de s’investir un peu plus dans la vie du club. D’abord en intégrant bénévolement la Commission Jeunesse. Mais aussi en se formant pour devenir juge de compétition, une vocation là encore insoupçonnable il y a quelques années : « je n’aurais jamais imaginé que mes enfants fassent de la compétition, ce n’est pas vraiment dans nos valeurs, ils vont dans une école où l’on ne met pas de notes. Mais finalement, Céleste et les autres compétitrices s’encouragent beaucoup, se donnent les méthodes… Ce n’est pas plus mal que nos enfants aient choisi l’escalade ! Et quitte à les accompagner sur place, autant ne pas rester à rien faire, et joindre l’utile à l’agréable. Alors oui, ce n’est pas toujours simple de juger, il faut rester concentrée pour ne pas faire d’erreur, c’est une appréciation personnelle, on a parfois la pression. Mais c’est aussi un beau spectacle de voir les participants se donner à fond ».

En ces temps de crise sanitaire, les compétitions sont toutes suspendues, le club a dû fermer ses portes provisoirement… Mais qu’importe, chez les Lecamp, les enfants ont déjà transmis le virus de l’escalade à toute la famille !

Auteur : Jérémie

Photos : famille Lecamp

 

 

L’ASPALA, comment ça marche ?

Votre club préféré d’escalade est une association sportive qui fonctionne donc sur le même principe que toutes les autres associations. Il y a un bureau composé d’une présidente (Magali), d’une secrétaire (Urara), d’une trésorière (Mathilde), un règlement intérieur et des Assemblées Générales (AG).

Oui, mais pas que … !

Tout d’abord, les statuts du club le permettant, nous avons la chance d’avoir dans le bureau un vice-président : Charles.

Il y a aussi des salariés (nos moniteurs), à temps plein comme Jérémie, ou à temps partiel comme Alexandre et Philippe. Il y a même des moniteurs (Thierry et Magali) qui encadrent bénévolement des cours !

Autre « particularité » de l’ASPALA : son Conseil d’Administration (CA) composé de 11 membres élus en AG par les adhérents, et qui ont pour mission de les représenter. Les membres du bureau sont quant à eux élus par le CA. Celui-ci est régulièrement convoqué en réunion par le bureau pour statuer et valider les décisions importantes pour le club. Vous suivez ?

Et enfin, parce que le bureau et le CA ne peuvent pas tout faire et tout gérer (même s’ils sont super forts !), le club est constitué d’un certain nombre de commissions, qui regroupent des membres du CA (en général les responsables de ces commissions) et d’autres bénévoles qui s’investissent dans leur club. Leurs noms ? Leurs missions ?

  • Communication (site web, réseaux sociaux, visuels…)
  • SAE et Matériel (EPI, ouvertures de voies, suivi des cotations…)
  • Formation et Compétition (passeports, entrainement des compétiteurs…)
  • Evènementiel (pots de rentrée, galette et autres festivités…)
  • Sorties Escalade et Alpinisme (organisation, encadrement, planification…)
  • Jeunesse (stages, sorties, animations…)

Sans oublier aussi les responsables de séances : des volontaires (encore !) qui veillent au bon déroulement des séances d’escalade lorsqu’il n’y a pas de moniteur présent sur les créneaux de grimpe. Encore merci à eux !

Bref, beaucoup de monde et beaucoup de bonnes volontés sont nécessaires pour faire « tourner » ce club, et parmi toutes ces personnes presque toutes sont bénévoles. Pour consulter l’organigramme du club et voir qui fait quoi, suivez ce lien vers notre site web.

Sortie fin août dans le Briançonnais : colchiques dans les prés mais du soleil et des montagnes plein les yeux et de belles falaises sous les chaussons

Avant de retrouver la foule parisienne, onze aspaliens ont fait une grande réserve de soleil et d’escalade dans les vallées de la Durance et de Vallouise. La réputation des Hautes-Alpes comme département le plus haut et le plus ensoleillé de France n’est pas usurpée. On craignait un peu les grosses chaleurs ou les orages mais on a (presque) évité les deux. Dans notre chalet à 1500m, au-dessus de Puy-Saint-Vincent, grande terrasse avec vue imprenable sur la Tête d’Aval et le Pelvoux et nuits rafraîchissantes et magnifiquement étoilées. Y ajouter une multitude de falaises tout autour, pour tous les goûts (calcaire, granit…20m à 500m…marches d’approches minimales…) et pour tous les niveaux (on s’est ‘limité’ entre le 4c et le 6c), ainsi que quelques torrents bien frais et nous avions tous les ingrédients pour passer une excellente semaine !

Le rendez-vous est fixé au samedi 22 août et on se retrouve à quelques-uns un peu avant pour faire de grosses courses à Briançon.

Mais ce jour-là c’est aussi celui des finales du Mondial de l’escalade justement à Briançon. Une bonne partie du groupe (les mordus !) se retrouve donc à cuire (avec son masque !) sur le terrain du parc des sports en attendant que le spectacle commence. Ils y retrouvent la famille Lemaire fière de la qualification en demi-finale d’Adrien mais quand même un peu déçue qu’il n’ait pas pu être qualifié pour la finale. Mais le niveau est relevé car c’est la première manche de la saison à avoir pu se tenir, les précédentes ayant été annulées pour cause de C…

C’est parti pour plus de 2h de très haute difficulté avec la française Fanny Gibert qui termine 3ème et l’impérial Adam Ondra qui surclasse tout le monde. Pendant ce temps, les autres (les relaxs !) ont eu le temps de siroter une petite bière, de se balader juste au-dessus du chalet au col de la Pousterle et au soleil couchant et de préparer quelques ravioles.

Les jours suivants, ça s’organise : lever vers 7h30 ; petit déjeuner varié, le plus souvent sur la terrasse ; préparation des picnics du midi et du matériel individuel et collectif ; départ vers 9h (et quelques), avec typiquement ½ à 1h max. de route (ça tourne !) ; on a souvent changé de site ou de versant l’après-midi, pour être plus à l’ombre ; retours étalés entre 17 et 19h, suivant la motivation des uns et des autres et les compléments de courses à faire ; préparation du diner sous la supervision d’un binôme par soir, suivant le menu prévu à l’avance ; les ‘mordus’ s’infligent une séance d’étirements et de musculation !; les autres soignent leurs courbatures à l’apéro du soir, puis au dîner avec le debriefing des exploits des uns et des autres ; tisanes et préparation du programme du lendemain.

Côté escalades, nous avons pu avoir un avant-goût de plusieurs sites (un différent chaque jour) : vers les Vigneaux, l’Argentière-la-Bessée ou la Roche-de-Rame, au-dessus de la Durance, dans la magnifique vallée d’Ailefroide ou celle du Fournel et même jusque que dans la vallée de la Clarée. Nous avons toujours privilégié les sites permettant à tout le monde de grimper ensemble, entre le 4c et le 6. Plutôt sur des voies d’une seule longueur mais aussi quelques voies de 3-4 longueurs notamment sur la belle paroi du Fournel (on ne parlera pas d’une tentative avortée dans une voie ‘facile’ à Ailefroide).

Côté canyon, nous avions rendez-vous avec Mattéo le mardi après-midi, après une matinée de grimpe sur la jolie petite falaise du Rocher qui répond, pour faire le canyon des Acles juste avant le village de Planpinet. Grosse marrade lors de la distribution des combinaisons et de l’enfilage des chaussons néoprène ; puis un bon quart d’heure de marche d’approche heureusement sous les pins ; on enfile alors les combinaisons (attention à bien enfiler le pied droit en premier dans la veste !) pour un premier rappel de descente dans le torrent, après avoir révisé le freinage en huit+vertaco (spécial canyon sur corde simple !). L’eau est bien fraîche (les chaussons et la cagoule sont bien utiles), avec un débit suffisant pour s’amuser. La descente s’avère très sympa avec plusieurs rappels sous cascades de quelques mètres à plus de 15m et plusieurs toboggans qu’on descend soit ‘en libre’ soit ‘sur corde’, ce qui permet de se familiariser avec un genre de rappel dos à la paroi et au torrent ; mais les vasques sont trop peu profondes ou encombrées pour pouvoir faire des sauts. Une bonne heure de rigolade à la vue du style et des grimaces sous l’eau froide des uns et des autres et c’est déjà la sortie. Toute cette eau nous ayant donné soif, on termine cette belle journée dans la vallée de la Clarée par un coup à boire à l’auberge de Planpinet.

C’est déjà le dernier jour et les prévisions météo tournent à l’orage. On décide alors d’aller faire la via ferrata du Tournoux, située juste au-dessus du gîte au col de la Pousterle, en utilisant les longes dynamiques récemment acquises pour le club. Le panneau indique 1h30-2h de montée et une heure de descente mais les plus rapides mettront nettement moins d’une heure pour la montée. Sans difficultés particulières, hormis le manque d’adhérence des baskets sur le calcaire patiné, on profite bien du paysage sur toute la vallée de Vallouise et de la descente également équipée. Quelques gouttes de pluie à la sortie nous rappellent que les orages approchent mais cela cesse très vite et nous pouvons pique-niquer tranquillement au col. Les petites falaises repérées le matin sont trop tentantes pour les plus motivés qui démarrent alors dans quelques voies. 14h15 : plusieurs coups de tonnerre pas loin sont suivis d’une belle drache et c’est le repli général, avec l’aide bienvenue de Jérémie en haut des voies ; retour donc au chalet pour faire sécher tout le monde et les cordes. Mais les ‘mordus’ sont restés sur leur faim : ils se renseignent et partent pour une salle d’escalade à Gap qui ouvre dans l’après-midi. Les autres récupèrent de cette semaine bien remplie et commencent les rangements.

Une dernière péripétie attend encore Ophélie qui devra passer la nuit à Briançon dans son train couchette avant de pouvoir rejoindre Lyon en bus et Paris en TGV…Les autres repartent le samedi matin en voiture, soit par le Nord (col du Lautaret) soit par le sud (Gap et col de Cabre), pour une rentrée morose encore marquée par ce c…..virus.
Merci à tous les participants pour leur motivation, leur participation aux tâches communes et leur bonne humeur constante. Encore une bien belle semaine ‘rock and sun’ dans une région qui détient aussi sans doute la plus grande concentration de sites d’escalade au km2. Il faudra y revenir explorer encore tout ce potentiel !

Charles et Jérémie, septembre 2020